Walhalla

« We live like caged beasts waiting for the day to let the rage free. »
 
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 Cassandra Black

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Cassandra Black
    Heureuse & honnête mère de famille.

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Date d'inscription : 30/08/2010
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Localisation : Nordri.


MessageSujet: Cassandra Black   Lun 30 Aoû 2010 - 23:24

L ' I D E N T I T E



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(c)

    NOM : Black.
    PRENOM : Cassandra.
    AGE : 52 ans.
    RACE : Vane.
    EMPLOI : Femme au foyer.
    LOCALISATION : Nordri.
    Etat face au Virus : Non vaccinée, porteuse du virus.



L ' E S S E N C E


A L L U R E - G E N E R A L E

    Je suis une grande et svelte femme. Même au plus noir de mes tourments, j’ai toujours pris soin de mon apparence. Je porte mes cheveux sombres avec la même élégance qu’à mes vingt ans. J’en suis très fière, longs, épais, soyeux, pas un seul cheveux blancs ne vient les éclaircir. Ma peau est du plus pur des albâtre, je fuis le soleil et ses méfaits depuis toujours. Mes yeux oscillant entre le vert et le bleu, hypnotise encore n’importe quel homme. On me dit élégante et guindée, je le suis. Féminine, hautaine, ma démarche chaloupée et mes manières raffinés font de moi, à cinquante ans passée, une femme dont on oublie rarement le visage et la prestance.



C A R A C T E R E

    Salope intégrale, dixit les dernières paroles échangées avec cette dégénérescence que j’ai mise au monde. J’aurais réellement souhaité que Swan se montre moins vulgaire, mais que voulez-vous, un monstre restant un monstre, qu’attendre de plus ?
    Je me définirais plutôt comme quelqu’un de calculateur et de manipulateur. Je suis exigeante, j’aime le beau, j’aime la perfection, j’exècre le désordre et l’anarchie. Mes paroles et ordres doivent être suivis à la lettre, je ne supporte pas que l’on me résiste, et jamais je n’hésiterai à me débarrasser d’un obstacle encombrant ma route. Je suis froide, autoritaire, intransigeante, colérique, brutale et capricieuse. Mes qualités ? Voyons, je suis une Vane... Ceci est la meilleure qualité qui soit !



H I S T O I R E

    Cette phrase, on me la répéta souvent durant mon enfance et mon adolescence :

    « Tu étais un bébé si sérieux, jamais tu ne souriais, jamais tu ne pleurais... Le seul qui pouvait te soutirer quelque chose était le vieux Elias... Comme tu hurlais lorsqu'il te prenait dans ses bras, c'était si drôle et attendrissant. »

    Pitié. Que le fait que mon entourage parle toujours de ce vieux fou avec une larme à l'oeil, ne me causa jamais aucun remord, mais qu'ils s'entêtent à penser qu'un jour, je pus avoir de l'affection pour lui, me révulsait.

    Tout débuta donc ainsi, à Austri, issue de parents Vanes et modestes, ma soeur jumelle Hélène et moi, furent élevées avec des valeurs telles que la charité, l'humilité et le partage. Je passais une enfance simple et sans complication, que je m'ennuyais alors. Tout était fade, laid, que le monde semblait vaste, que mon univers était étriqué. Petite fille, j'avais des rêves, des envies. Enfant secrète et très peu chaleureuse, je laissais à ma jumelle le soin de faire toutes les bêtises propre à nos âges. Elle fut la préférée de nos parents, je ne lui en tins pas rigueur, d'ailleurs, je me moquais bien de mes géniteurs, je leur étais tellement supérieure.

    Ma scolarité se déroula sans heurts, je développais un talent certain pour les études, creusant davantage le fossé d'idioties et de désuétudes entre ma famille et ma vive intelligence. Je fus très vite autonome, ne recevant d'ordres de personne. Un masque de froideur impénétrable sur mes traits enfantins lorsque enseignants ou adultes se pensaient autorisés à m'imposer leur volonté. Je grandis vite et bien, ma mère était fière de sa première née, évidemment, je ne lui ressemblais en rien, laide et épatée, mon père, tout aussi grotesque, ma soeur, hideuse gargouille... J'appris très vite que l'apparence était l'essentielle. J'appris la duperie, l'art d'un sourire hypocrite, des larmes de repentir, devant mon miroir dans ma chambre impersonnelle. Je fus toujours d'une politesse sans faille, l'enfant parfaite, la fille parfaite, l'élève parfaite, la soeur parfaite... Je me repaissais de leurs compliments, de leur admiration, de leur jalousie également.

    Une seule ombre au tableau : Lui !

    A onze ans, je découvris l'ignominie de ma famille, ce que jamais je ne leur pardonnerais. Comme tous les élèves, nous apprenions notre exil, l'apocalypse, l'Odin. Je mesurais ma supériorité sur eux, les Ases, ces dégénérescences, ces créatures hideuses, j'aimais bien trop le beau pour les laisser envahir mon univers. Je les haïssais avec bien plus de force que mes camarades, mais jamais je n'en dis mot à quiconque, mes haines m'appartenaient et l'auréole de perfection qui m'entourait était mon unique importance. Et puis tout bascula, je rentrais plus tôt cette après midi là, et je le vis... Un monstre chez moi ! Sous mon toit ! Les objets voltigeaient dans la pièce, et lui me souriait, il osa même me soulever du sol sans même me toucher ! Me faisant planer au-dessus de lui en riant... Il osait ! Il osait ! Sale monstre ! A l'instant où mes pieds touchèrent la terre ferme, je détalais sans demander mon reste. Je courus longtemps dans les rues de Austri, j’arrivais, essoufflée, au poste de Skulds de la ville basse. Tout s’enchaîna rapidement... Jamais, je ne revis cet être immonde !

    Ce soir là, au dîner, des larmes silencieuses, les gémissements pitoyables de ma mère, la mine sombre de mon père, les tiques nerveux de mon aïeule, la voix fluette de ma soeur,

    « Il est où grand père Elias ? »

    Ma mère la gifla, mon père se prit la tête dans les mains, la vieille femme quitta la table. Seul le bruit de mes couverts rompait le silence ambiant. Je les haïssais, comment avaient-ils osé me faire cela à moi ? Un Ase dans ma famille, de mon propre sang ! Ce qu’ils ignoraient fut que ma vengeance fut expéditive et rondement menée... Oui, j’avais vendu mon propre grand père aux Skulds ! Et alors ? J’avais fait mon devoir de citoyenne, j’étais une Vane, la meilleure d’entres toutes. Pour la première fois, je sentis un franc sourire éclairer mes traits en m’endormant cette nuit-là.

    Je donnais le change à ma famille les dix années suivantes, ma beauté glacée en attira plus d’un, je ne cédais mon corps à aucun. J’avais de l’ambition et mon existence se trouvait au-delà de Austri, je le savais. Je ne cherchais pas un homme beau, je l’étais assez pour deux, je le voulais Vane, sans Ases dans son arbre généalogique, je voulais du pouvoir, de la fortune, du prestige... Je méritais le meilleur puisque je l’étais.

    Un diplôme de comptable en poche, je quittais sans un mot la maison familiale à l’aube de mes vingt et un ans. Direction Nordri, cette ville m’attirait depuis toujours, tout y était bien plus en effervescence à l’époque. Je m’installais rapidement dans un studio de la ville haute. Ma grand-mère, cette vieille folle, avait au moins été utile à quelque chose durant son existence de Femme-d’Ase, elle avait amassé un joli pactole. En décédant, neuf années plus tôt, cet héritage avait été placé pour Hélène et moi-même. J’allais en faire bon usage. A Nordri, personne ne connaissait mon nom, mes antécédents, mon horrible famille. Je me fis très vite engager par l’un des Skadis les plus importants de la ville. Son nom, Heck Black. Il aima m’avoir à ses côtés, j’étais sa secrétaire, sa trésorière, sa maîtresse. Six mois plus tard, j’acceptais sa demande en mariage. Je savais tout ce qu’il y avait d’important sur lui. Je le manipulais à ma guise, il était fou de moi -Comme tous ses collègues d’ailleurs- mais en fouillant ses affaires et dans sa vie, je fus rassurée de ne trouver aucune trace de Ases dans sa famille. Je quittais mon travail à ses côtés, me régalant de cette nouvelle vie de femme au foyer.

    J’appris l’art de dresser la plus accueillante des tables pour les relations d’affaires de mon époux. Nous ne roulions pas sur l’or, mais mon sens innée de la politique guida toujours Heck dans le choix de ses ’amitiés’. je manipulais, charmais, offrant même mon corps aux plus récalcitrants, je voulais du pouvoir, je voulais être enviée, être jalousée, être désirée et je le fus. Pour que notre couple atteigne son apogée, il me fallait maintenant un enfant. Un an plus tard, notre nom fut tiré au sort par Freyr, j’allais devenir mère. J’étais orgueilleuse, et il était hors de question que mon enfant soit le fruit d’un autre homme que mon époux... Si peu doué au lit qu’il puisse l’être, le paraître devait l’emporter sur tout le reste, il serait bien temps de prendre un amant après la naissance de l’enfant.

    Swan, il s’appellerait ainsi, il grandissait si vite dans mon ventre. Y étais-je attachée ? Pas vraiment, l’instinct maternelle m’était complètement étranger, ce bébé vivrait pour servir mes intérêts, rien d’autre ! Il vint au monde à notre domicile, un vieil ami de Heck, Bertram, m’accoucha sur mon lit nuptial. Pour un premier enfantement, Swan me fit la grâce de ne pas me faire souffrir le martyre, il poussa son premier cri deux heures après mes premières contractions... Parfait, il était parfait, il porterait dignement le nom de l’animal fétiche du Dieu Apollon... Swan Black ! Il ferait de grandes choses, tous les Vanes de la ville me l’envieraient. J’inspectais d’un oeil critique son duvet sombre, ses orteils, ses doigts, son petit visage fripé et calme, son corps remuant, il était vigoureux, pas comme sa lopette de père... Parfait ! Je le reposais dans son berceau lorsque le couperet sans appel de Bertram tomba... Mes rêves s’effondraient, je venais de donner naissance à un monstre... Heck m’avait donc menti ! Tout était de sa faute, jamais je ne me sentie si rageuse, si haineuse, je frappais Bertram, mon poing heurta le berceau, la chose hideuse tomba au sol en même temps que le couffin... J’avais droit de vie ou de mort sur lui, il était ma chose, je venais de lui donner vie, j’allais la lui reprendre ! Mes deux mains sur ce minuscule cou, je le touchais pour la toute dernière fois lorsqu’une aiguille se planta dans mon bras, je m’effondrais aussitôt les vagissements de la chose emplissant mes tympans.

    Je m’éveillais quelque heures plus tard, Heck à mes côtés. Il m’assura que tout était arrangé, que personne ne saurait pour l’enfant, que notre bonheur était sauvegardé. Bertram avait menti pour nous, par égard pour son plus vieil ami ! Mon cul, Bertram veut ta propre femme pauvre imbécile, voilà pourquoi il nous ménage, il aime me posséder dans notre lit lorsque tu n’es pas là, crétin ! Je ne dis rien, jamais plus nous n’avons parlé de la monstruosité de l’enfant. J’engageais une nourrice, qu’elle l’allaite, qu’elle le torche, il était hors de question que mes mains de Vane s’approchent de cette horreur !

    Trois années passèrent et comme je l’avais prédit, on m’envia Swan, garçonnet aussi sérieux que moi au même âge, il avait hérité de mon physique sans défauts, la peau pâle, de grands yeux turquoises en éveil, une chevelure épaisse et noire comme la nuit, il n’avait rien de Heck, ma haine n’en grandit que davantage. Toutefois, je l’élevais d’une main de fer, ne lui passant rien, exigeant la perfection, mettant un point d’honneur à ce qu’il ait des manières irréprochables. Tous les après midi, nous partions en balade, gantée et aussi élégants l’un que l’autre, je lui prenais la main et je nous exposais aux regards jaloux de toutes ces femmes lasses avec des enfants sales et mal élevés gambadant dans leurs jambes. Swan n’avait développé aucune anomalie, heureusement, il ne déplaçait pas les objets comme cette souillure qu’avait été mon grand père ! Je me pris à croire, que son immondice resterait discrète, et que jamais personne ne saurait que cette image de famille idéale n’était que comédie éhontée. Et pourtant, avec mon corps, je m’octroyais une nouvelle faveur, une nouvelle chance. Bertram et l’un des Nornes de Nordri furent de parfaits petits pions entre mes doigts habiles. Bientôt, je reçus la possibilité de faire un second enfant, une dérogation spéciale pour service rendu à la ville... Mais oui bien sûr, plutôt de ma bouche sur la virilité plus que inusitée de ce malheureux cloporte de Norne. Cette fois, je ne dis rien à Heck, seul Bertram fut au courant, et lorsque je tombais enceinte, il suivit ma grossesse en secret. Les premiers mois furent faciles, je camouflais mes seins lourds et ma taille un peu plus épaisse sous des vêtements plus amples... J’observais souvent Swan à cette époque, qu’en ferais-je une fois mon véritable idéal mit au monde ? Je l’enverrai chez mes parents à Austri, qu’ils l’élèvent, que ma crétine de soeur en fasse son propre fils, je lui fournirais les documents nécessaires... Et les voisins, que penseraient-ils ? Je prétexterasi une santé fragile, une vie bien trop éreintante pour mon fils adoré, l’air des montagnes de Austri lui ferait du bien, il était si pâle ce pauvre chéri... Parfait ! Tout allait bien se passer !

    Je déchantais une fois de plus, lorsque quatre mois plus tard, Bertram me tendit ma fille. Je refusais d’un geste de la regarder ou même de la prendre dans mes bras, avant que les résultats de la prise de sang ne soient rendus. Une nouvelle déception, un nouveau monstre ! Jamais je n’aurais du épouser ce minable, ce déchet, ce crétin ! Je le haïssais encore plus que ces deux monstruosités inutiles ! Je perdais tout espoir, jamais je n’enfanterai le bébé de mes rêves, cette famille idéale... C’était grotesque ! Nous nous trouvions dans l’un des nombreux hôtel miteux des bas quartier de Nordri. J’avais choisi cet endroit glauque pour y accoucher en toute discrétion, Heck me pensait à Austri, en visite dans ma famille... Pourriture ! Qu’il crève ! Le bébé ne pleura pas, je n’entendis rien, je ne le vis même pas, à quoi ressemblait-il ? Je m’en désintéressais, Bertram proposa de l’élever comme son propre enfant, je refusais, le menaçant de mettre fin à notre liaison si il osait me toucher après avoir posé ses mains sur cette abomination. Il la porta lui-même dans la ruelle tout près de l’hôtel. D’un oeil glacial, je le vis déposer doucement le paquet dans l’une des poubelles nauséabondes,

    « Mets y le feu, je t’attends dans la voiture ! »

    Je m’éloignais déjà, la rage au ventre, la honte et le dégoût envahirent mon coeur déjà asséché par de trop nombreuses déceptions. Il me rejoignit quelques minutes plus tard, et jamais plus nous ne parlâmes de ce qui se passa dans cet hôtel en décembre 2075. Le cours de ma vie reprit son morne quotidien, je tombais en dépression, Bertram me soigna, Heck m’entoura de ses accaparantes attentions, et puis Swan devint le monstre qu’il était déjà à sa naissance. De toute mon âme, je le rejetais, lui souriant comme toujours, l’élevant avec acharnement. Sa monstruosité le cloîtra chez nous, il étudia à distance, je le cachais, le dérobais à la vue de tous. Bien trop lâche pour le tuer moi-même, bien trop fière pour admettre que cette souillure puisse être sortie de mes entrailles... Sa vue m’insupportait, mais je ne pouvais que le garder près de moi, jamais plus, je ne pourrai concevoir, il était mon unique espoir. Je tentais par tous les moyens de lui arracher ce mal de sa poitrine, le giflant violemment lorsque je pressentais qu’il utilisait sa monstruosité. Un soir, Heck dut me le retirer de ma vue tellement je me déchaînais de mes poings sur lui... Qu’ils crèvent tous les deux ! Je n’en pouvais plus, mon visage perdait de sa beauté, ma beauté se fanait, les hommes ne se retourneraient plus sur mon passage. J’étais amère, et passer mes journées seule avec Swan n’arrangea rien. Il devait avoir huit ans, la première fois où ma rage me fit lui attraper les cheveux et le mettre dehors. Il ne revint que trois jours plus tard, sale et puant, je m’en désintéressais, Heck protesta mollement qu’un enfant de cet âge ne pouvait passer ses nuits dehors... Qu’ils crèvent tous les deux !

    Les années se succédèrent, ma prostration était complète, jamais plus je ne levais la main sur Swan, me contentant de l’ignorer, lui et ses absences de plus en plus longues. Je me sentis même soulagée lorsqu’à l’aube de ses quinze ans, il nous quitta de la même façon que j’avais quitté mes parents, sans un mot. Je dus admettre que ce monstre et moi partagions bien des points communs... Et pourtant, le lendemain, je débarrassais sa chambre de toutes ses affaires, récurant la pièce de fond en comble, effaçant sa présence, m’acharnant à faire comme si rien de tout ceci n’avait été réel. Heck me laissa faire, pleura-t-il la perte de son fils ? Sale larve... Crève !

    Quelques mois plus tard, je reçus un coup de fil qui allait changer ma vie... L’homme s’appelait Julian Moss, il se prétendit l’époux d’Hélène. Après quelques mots échangés, je raccrochais. Quelques heures plus tard, j’étais en route pour Austri, le berceau de mon enfance. Je ne reconnus aucune des artères de cette ville, dix huit années s’étaient écoulées depuis mon départ, la maison de mes parents étaient toujours au fond de cette impasse, jadis ombragée. L’époux d’Hélène m’accueillit avec un sourire séduisant, comme il était charmant cet homme ! A trente neuf ans, je trouvais flatteur, qu’il me détaille avec convoitise... Depuis combien d’années n’avais-je pas vu un homme me sourire ainsi ? Il m’expliqua sans détour la situation, Hélène allait mettre au monde leur premier enfant, la grossesse se passait mal, très mal. En vue de son âge, les médecins n’avaient guère d’espoir sur la viabilité de l’enfant. Julian me dit que Hélène me réclamait, il m’avait retrouvée après de longs mois de recherches. Je le suivis, et retrouvé Hélène après toutes ces années ne me causa aucun émoi, elle était toujours aussi sotte, aussi laide. Elle pleura dans mes bras, m’annonçant le décès de nos parents... Grand bien leur fasse, je m’en foutais pas mal.

    Je restais plusieurs jours à son chevet. Pourquoi étais-je là d’ailleurs, je n’étais guère patiente et les inquiétudes de ma soeur me rendaient folle. Ma décision fut prise un matin, j’allais lui faire mes adieux et rentrer auprès de Heck, ce retour aux sources ne me convenait pas. A peine arrivée devant la porte de sa chambre, je sus que le travail avait débuté, Julian était au travail et lorsque le médecin ouvrit la porte à la volée avec des yeux affolés, je sus. Il me posa sa question, guettant ma réponse, se tordant les mains nerveusement. Mon esprit pragmatique prit le dessus, je répondis sans hésiter,

    « Sauvez l’enfant ! »

    Un nouvel espoir se profilait. Je rongeais mes ongles un à un et lorsque enfin on me tendit ce petit être en m’affirmant qu’il était en parfaite santé et sain, je ne pus que tomber à genou en serrant ce bébé contre ma poitrine. Le médecin signa l’acte de décès de ma soeur. Je remerciais Hélène pour ce cadeau, je lui promis des funérailles grandioses et déjà, je m’appropriais cet enfant qui n’était pas le mien. J’oubliais mes deux grossesses, retrouvant espoirs, retrouvant les rêves d’idéal. Julian rentra à la nuit tombée, je l’attendais, il ne me sentit pas me glisser derrière lui, un couteau fut planté par mes soins dans ses reins, un second lui trancha la gorge. Je versais de l’essence dans toute la maison, sur les deux cadavres. Une allumette craqua, j’emportais l’enfant avec moi... Il était à moi, je l’avais bien mérité ! Je souriais doucement en pensant à ma promesse faite à la dépouille de ma soeur... Elle les avait ses funérailles grandioses, de toute la ville basse de Austri, on pouvait voir son dernier tombeau embraser le ciel.

    Bertram falsifia les documents, le bébé devint le notre en toute légalité, je l’appelais Hope, et mon sourire fut le plus sincère de tous durant ces dernières années. Mon fils est parfait, mon mari l’est aussi, je suis une mère et une épouse comblée... Du haut de ses douze ans, Hope est ma plus grande joie, il me ressemble, ces yeux turquoises et ses cheveux sombres sont ma plus belle victoire, les mères m’envient, leur époux me désirent, et tous les après midi, j’emmène mon fils sur les grandes artères de Nordri, main dans la main, nous marchons la tête haute, fiers de nos apparences, fiers d’être Vanes.



L I E N S

    ► Swan Black. Mon fils aîné. Une erreur de parcours.
    ► Tiffany Clamp. Ma fille cadette. Oubliée depuis bien longtemps.
    ► Heck Black. Mon époux. Charmant joujou qu'il est aisé de manipuler.
    ► Hope Black. Mon neveu en théorie, mon fils unique en pratique. Mon unique joie.


    Précisions ou informations complémentaires sur votre personnage : Cassandra Black est la mère de Swan Black et de Tiffany Clamp. Personnage créé essentiellement pour l'évolution de ces chers bambins...



L ' A F T E R


    Nom de l‘avatar : Carole Bouquet.

    Comment avez-vous connu Walhalla : Quelle question intéressante.

    Présence sur le forum : Le jour où on aura besoin de ma personne.

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Swan Black
    Big Boss des Black Mambas.

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MessageSujet: Re: Cassandra Black   Lun 30 Aoû 2010 - 23:25

Tu m'as toujours l'air en forme.... La saloperie ça conserve, hein Momaaan ?
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Cassandra Black
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MessageSujet: Re: Cassandra Black   Lun 30 Aoû 2010 - 23:37

Toujours là pour m'empoisonner l'existence, mais me valider, tintin

Va plutôt jouer au prisonnier dans l'une des cellules du Ragnarök, l'Engeance !

Et peigne-toi bon sang, tu es dans un tel état que c'est à se demander dans quelle auge tu fus éduqué Arrow
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Swan Black
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MessageSujet: Re: Cassandra Black   Lun 30 Aoû 2010 - 23:40

Oh tu me flattes là, t'empoisonner l'existence ? Pitain je vais te la pourrir ta petite vie oui...
* se décoiffe encore plus*
Ah Popaaa t'as dit qu'il avait perdu son jouet ?
Maman Chéri, tu sais les rides que t'as pas encore ? Compte sur moi pour te les ajouter bientôt... Cool
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Cassandra Black
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MessageSujet: Re: Cassandra Black   Lun 30 Aoû 2010 - 23:45

Ah les enfants ! Insolents, ingrats... Fort heureusement que ton frère me ressemble davantage.

Pour le reste, je ne vois absolument pas de quoi tu parles ! J'espère avoir bientôt une explication à cette histoire de 'jouet'

*S'en retourne d'où elle vient, snobant le punk*
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MessageSujet: Re: Cassandra Black   

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