Walhalla

« We live like caged beasts waiting for the day to let the rage free. »
 
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 Nero S.H. Uffingham.

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Nero S.H. Uffingham
    The Devil's Advocate

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Date d'inscription : 05/09/2010
Messages : 4046
Localisation : En mon fief de Nordri.

Emploi : Avocat au C.O.S.
Faculté : S'attirer les casse-b...
Maîtrise : De Droit


MessageSujet: Nero S.H. Uffingham.   Sam 2 Oct 2010 - 23:53

 H E R E’ S  M Y  C A R D …



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(c)


    “ NOM :  Uffingham.“ PRENOMS : Nero Shaze Hil.  “ AGE :  28 ans et des poussières.“ RACE : Vane. “ EMPLOI :  Avocat au Conseil de l’Ordre Suprême des Avocats de Walhalla. “ LOCALISATION :  J’ai beau être né à Sudri, Nordri reste ma place forte. “ Etat face au Virus :  Vacciné.  
    Spoiler:
     




L ' E S S E N C E




 I  L O O K  L I K E . . .    


     Je suis capable de me fondre parmi la foule si je le souhaite vraiment. Ma taille m’y aide, tout d’abord. Une taille respectable d’un mètre quatre-vingt- cinq aux dernières nouvelles. Bien proportionné, je dois peser entre soixante-quinze et quatre-vingt kilos. Mais ce ne sont pas ces seules informations qui vous permettraient de me jauger de façon satisfaisante, je présume. J’ai les cheveux bruns, qui selon la lumière peuvent parfois tirer curieusement vers le noir, mais ce que l’on remarque le plus concernant mon visage, ce sont surtout mes yeux. Des yeux d’un bleu très clair, oscillant avec le gris, ce qui me permet de dispenser un regard pénétrant, tantôt charmeur, tantôt de glace. Je suis relativement pâle de peau, et le contraste est d’autant plus saisissant avec la majorité de ma garde-robe. Vous vous apercevrez vite que le noir en est la couleur maîtresse. Que ce soit au niveau des costumes endossés pour plaider ou pour le boulot, ou au niveau de mes tenues décontractées. Rassurez-vous néanmoins, je ne trimballe pas en permanence un air d’employé des pompes funèbres. Je tente de temps à autre de faire un effort… En somme, je fais extrêmement attention à mon apparence, sans pour autant que c’en devienne une lubie, une obsession. Mais l’apparence reste malgré tout vitale quant à mes fonctions de tous les jours, ce qui me pousse à m’entretenir sur pas mal de plans. En revanche ne cherchez pas. Je ne suis pas du genre fitness : le whisky et la cigarette restent des péchés consommés à tort et à travers.Signes particuliers : ¤ Je fais une allergie aux piqûres en tout genre. Piqûres d’insectes j’entends. Les seringues n’ont rien de dangereux pour moi hormis le fait que je les abhorre elles et ce qu’elles contiennent en général.  ¤ Ma peau est vierge de tout tatouage ou piercing et moi vivant, elle le restera ! ¤ Je n’ai pas subi d’opération chirurgicale depuis ma naissance. ¤ Je ne suis le porteur d’aucune maladie, hormis le fait que mes bronches restent un peu fragiles. Une bronchiolite sévère contractée les premiers mois de mon existence a laissé des stigmates au niveau des poumons qui peuvent en cas de forte tension s’avérer handicapants.¤ Sous mon menton, une fine ligne en croissant de lune témoigne d’une cicatrice créée à mes dix-sept ans. Vous avez peu de chance de la remarquer, à moins que vous ne fixiez mon visage avec particulièrement d’attention, ou que vous ayez partagé mon lit une fois ou deux avec un peu de lumière… ¤ Je déteste le froid sous toutes ses formes, et le fuis comme la peste. Le climat chaud et humide du Quadra me convient donc à la perfection. Amusant pour un descendant de British…  




I  T H I N K  L I K E . . .


    Complexe et insupportable au premier abord, vous n’avez pas fini de déplorer l’être psychorigide à ses heures et surtout paradoxal que je suis, dans les meilleurs comme dans les pires moments. Mais qui n’en est pas à ce stade, de nos jours ? Acerbe, il n’est pas toujours facile de me décrocher un sourire. Ma réputation sérieuse me précède, et mes traits marqués bien souvent par un masque impénétrable ne jouent pas en ma faveur. Comme si cela m’importait de me faire considérer comme quelqu’un d’antipathique… Toutefois, personne n’a jamais pu sous-estimer mon ambition grandissante. J’en veux, je le montre et je l’assume. Bosseur depuis que je suis tout jeune, j’ai eu la chance d’avoir des facilités salvatrices, notamment dans le domaine intellectuel. Les études n’ont été qu’une pure formalité, avant de se corser dans la dernière ligne droite. La faculté, puis l’école de droit, dernier rempart avant de décrocher LE poste convoité au COS. Et ce n’est que le début. Ma carrière grimpe, grimpe… Au fil des défis successifs, des épreuves à remporter. A l’inverse de Diane Ambrose, je ne suis pas non plus un bloc de glace sans sentiments. Très attaché à ma famille proche que je ne vois plus que rarement de nos jours, je suis extrêmement attentionné en leur compagnie. Ils furent de réels piliers et soutiens durant toute mon enfance et adolescence, et continuent de constituer des repères dont je ne pourrais me passer, même aussi éloigné. Avoir le sens de la famille de temps à autre n’est donc pas une exception pour moi. Si ma tolérance rencontre des limites, je suis en revanche assez cultivé pour pouvoir débattre de suffisamment de thèmes en connaissance de cause sans passer pour un imbécile ou un obstiné. Qualité obtenue via une curiosité débordante pour tout ce qui me concerne. Y compris mes clients, à leur grand malheur. Là où le bât blesse, c’est au niveau de la fierté, qui n’a d’égal que mon orgueil. Je peux endosser à loisir le rôle du petit bourge hautain et satisfait de sa condition avec plaisir. C’est un détail qui ne m’offusque pas et dont j’aurais d’ailleurs plutôt tendance à m’amuser justement. Malin, je suis prêt à affronter n’importe quelle tuile qui me tomberait dessus sans crier gare. Croyez-moi, j’en ai suffisamment vu depuis ma naissance pour encaisser ce que vous voudrez. Mon sens de la ruse est aussi affûté que la misogynie latente que je trimballe avec moi et qui ressort parfois par pointes, notamment à l’égard des putains de la pire espèce… Ce qui ne m’empêche pas de profiter de leurs charmes allègrement. Fais ce que je dis pas ce que je fais bien sûr… J’ai comme qui dirait été influencé par le tempérament plus que néfaste de l’aura maternelle, et sans vouloir tomber dans la généralisation facile… il faut tout de même reconnaître une propension aux femmes à compliquer singulièrement la vie quand elles s’y mettent. Rien n’est jamais simple avec elles, rien ! Sauf avec les prostituées… et encore. Néanmoins, il est plutôt gonflé de ma part de leur jeter la pierre, quand on me connaît un tant soit peu : plus névrosé que moi, tu meurs. Je suis ce genre de type qui préfère se trimballer toute sa vie un traumatisme plutôt que d’en parler une bonne fois pour toute pour crever l’abcès et me débarrasser du poids des souvenirs, des blessures qui suppurent encore. Alors je m’enferme dans une solitude et une réserve qui peuvent décontenancer. Le célibat m’arrange bien, quelque part. Je ne suis pas certain qu’une femme puisse me supporter au quotidien, moi et mes conflits intérieurs, tout ce que j’ai enfermé entre les quatre murs de mon subconscient en espérant ne jamais avoir à y faire face à nouveau. Les morts dansent souvent devant mes yeux également. La passion de la vie m’étreint pourtant. Je ne suis pas un mort-vivant. Je vis à ma façon, en me donnant corps et âme pour ma fonction et pour mes convictions. Et puis… j’ai beau mépriser les succubes, que ferions-nous sans elles… ? Là est le paradoxe supplémentaire : ma vie sexuelle plutôt saine n’a jamais pu vaincre la pudeur extrême qui me ronge quelle que soit la partenaire. Il me faut toujours un moment avant de baisser certaines défenses que je n’abandonne que rarement à celles qu’il m’arrive de considérer comme une ennemie potentielle. Même la raison, ma plus fidèle alliée, n’est pas encore arrivée à me faire relativiser les choses de ce point de vue. Je n’ai pas à rougir et je ne suis pas un grand timide, autrement jamais je ne serais capable de me livrer au spectacle des prétoires, livré en pâture à une cour en manque de criminels, d’un jury en manque de sensations fortes et d’un public en manque de nouveaux faits divers tous plus glauques les uns que les autres. Sans compter la flopée de journalistes dans le milieu. Responsable, je ne me défile jamais et remplis les devoirs qui me sont dus, qu’importe les sacrifices à faire. Souvent, avec le recul, ils sont peu de choses en réalité, et tout bénéf’ à l’avenir. Que dire de plus sinon que mes sarcasmes sont un motif pour vous agacer peut-être davantage que vous ne me détestez déjà. Que je peux me montrer taquin avec qui suscite mon affection, et volage envers qui tenterait de me contenir et de réprimer ma liberté d’actions et de mœurs.      




D E A R  D I A R Y …


     «  Si un jour il vous arrive de vous faire traiter de fils de pute, je ne crois pas que la mélodie d’un compliment sonnera à vos oreilles. A moins que vous ayez un sens aigu du masochisme. Ou bien que vous soyez né du ventre d’Ellundril Uffingham, épouse d’Altan Uffingham. Je suis né dans l’une des familles les plus malsaines de Sudri. L’argent achète tout. Et corrompt aussi bien les âmes que les mœurs. Mon arbre généalogique, son organisation aussi rigoureuse que celle d’un gang en modèle réduit, ses procédés tentaculaires pour tenter d’investir les moindres fibres intéressantes du Quadra… Ce culte du passé, de la mémoire, illustré par un patriarche au crépuscule de sa vie, ce conformisme apparent pour mieux dissimuler la monstruosité que recèle notre mode de vie… C’est cela aussi, être un Uffingham. Un monde de secrets et de dissimulations, de mensonges et de passions, de contradictions, de paradoxes. La raison étouffe jusqu’à ce que l’être qui l’habite vacille et tombe sous le joug du tabou, de l’envie et du désir. Le respect des lois bouscule les wyrds glissés entre les meilleures mains. Toujours tenter de tricher. Tricher avec la loi de la natalité. Une fois, deux fois… Le poids de la culpabilité, les remords incessant. Des existences entières rongées, tuant à petit feu celui qui lutte encore un peu pour ne pas perdre la face. Perdre la face… L’enjeu de toute une vie. Mon père était un homme au casier judiciaire familial vierge, si je peux m’exprimer ainsi, jusqu’à ce qu’il s’entiche d’une putain des bas-fonds. Une Vane, en parfaite santé, mais une putain tout de même. Je crois être le fruit de deux créatures dont l’ambition suprême semble s’incarner en celle de s’autodétruire mutuellement le plus longtemps possible, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Peu importe que ma mère demeure d’une beauté souveraine encore aujourd’hui, digne de figurer dans notre sphère. Peu importe que mon père l’ait sauvée du bordel qui l’aurait probablement vu finir ses jours en son sein. Peu importe. La haine et l’amour sont les seuls vecteurs leur permettant d’avancer, d’affronter la réalité et de poursuivre cette marche commune tout en nous mutilant, lentement. L’enfant – unique -  que j’étais n’oubliera jamais. Les coups, je les ai connus. D’abord sur ma mère.  Mon père puant l’alcool, laissant libre cours à sa colère l’espace d’une nuit, frappant celle qui souillait sa demeure des hommes qu’elle ramenait régulièrement dans notre propre espace d’intimité. C’était si facile. Altan Uffingham était aussi occupé à entretenir la flamme de sa médiocre carrière que sa réputation auprès d’une poignée de conquêtes qu’il repoussait de sa mémoire aussitôt que ces poules avaient disparu de sa vue. Comment aurait-il pu croire alors qu’Ellundril demeurerait sagement prisonnière du carcan qui lui était imposé ? Elle avait la prostitution dans la peau. Le confort et le luxe ne changèrent rien à cela. Et quoi de plus assassin que de baigner dans le stupre et le foutre au même étage que la chambre conjugale ? Plus d’une fois, j’assistai au spectacle de ma mère, pire que nue, se préparer en vue d’un homme qui la baiserait comme tous les autres. Les cloisons n’étaient pas assez épaisses pour ne pas entendre. Les enfants voient tout, sentent tout, intègrent tout. En tout cas, bien plus que ce que les adultes veulent bien le penser. Par lâcheté. Par commodité. Je relis ces lignes et je me rends compte du mal ressenti rien qu’à les poser sur le papier. A quoi bon ? Dans vingt ans, les avoir de nouveau sous les yeux m’aidera-t-il vraiment à avancer ? Galaad semble croire à la nécessité d’écrire. Après tout, il l’a bien fait toute sa vie, ou du moins lorsque cela était possible. Je sais également que je ne suis pas le seul à tenir la ligne de ma vie, même si pour l’heure je suis loin de disposer d’un recul extraordinaire. Aujourd’hui, nous sommes le 3 mars 2088. J’ai quinze ans. J’ai beau savoir que je passerai la journée chez mon oncle, je n’arrive pas à sourire. Je ne suis même pas encore descendu au rez-de-chaussée. Maman est rentrée de l’hôpital il y a deux jours seulement, et les ecchymoses sont toujours là, contre sa pommette. Je hais mon père. Je le voudrais mort, ravagé plus encore qu’il ne l’est. Je voudrais le voir descendre encore dans l’estime de Danaé et Galaad. Jusqu’à ce qu’il touche le fond du fond pour ne plus jamais en remonter. Il va nous faire devenir fous. Et un jour, il nous tuera. Par ce lunatisme qu’il trimballe en permanence. Je vomis sa pseudo-élégance, son contrôle de mes couilles… Il ne sera pas là, tout à l’heure. Il doit déjà être parti de la maison. Il vaut mieux, de toute manière. Je perds mes mots, et je suis trop en colère pour rajouter quoique ce soit. Je pense que je vais m’arrêter là avant de casser la première chose qui me tombe sous la main… » 20 Mars 2088.«  C’est étrange…  Depuis quand suis-je passé « d’enfant de la putain », à « jeune homme brillant » ? Bande de faux-culs tous autant qu’ils sont. Sauf Eux. Melvil me dit de ne pas les écouter. De continuer mon bout de chemin, de réussir à achever mes études avec le même brio que celles-ci ont commencé. Depuis un an, j’ai l’impression de ne pas voir le temps passer. Entre l’école, les entraînements et les soirées à la con… D’un autre côté, cela me permet de ne pas trop penser à mon père. Je me demande si un jour j’aurais l’audace de lui demander la permission de vivre définitivement chez Youna et Shaze. Carl n’attend que ça de toute façon. En parlant de Carl, il n’a toujours pas arrêté de prendre ses doses. Mel’ ne va plus pouvoir le couvrir très longtemps, même si je me doute que leur père est assez malin pour avoir compris d’où venaient les résultats de plus en plus catastrophiques de mon cousin. J’ai rencontré une fille il y a quelques jours. Dans la ville basse. Mel et moi étions à la recherche de son « junkie baby bro’ » comme il aimait l’appeler. J’avais prévu tout, sauf le fait de rencontrer quelqu’un de ce genre. J’ai cru qu’elle allait me sauter la gorge lorsque je lui ai adressé la parole afin de savoir si elle avait vu quelque chose, quelqu’un passer qui aurait pu accessoirement ressembler à celui que nous cherchions. Son visage est complètement tabassé. Elle m’a fait penser à Maman. Evidemment j’ai pas insisté sur le sujet, c’est pas comme si les filles du coin étaient réputées pour raconter leur vie, mais… elle est belle. Très belle même. On s’est attirés deux ou trois emmerdes ensemble, rien que Melvil n’ait pu réparer. Elle s’appelle Cendre. Drôle de prénom mais bon… Si ça se trouve, c’est même pas le vrai. Je n’ai effectivement pas donné le mien, me cachant sous l’identité de mon oncle. C’est mieux que de crier mon prénom sur tous les toits, déjà que mon père n’aime pas que nous nous fassions remarquer là-bas… J’espère la revoir. Vite. » Mars 2089.«  Cette fois, c’est terminé. Cela fait presque trois mois que je n’ai plus de nouvelles d’elle. Trois mois. Une éternité dans les bas-fonds. Mel’ n’arrête pas de me répéter d’oublier cette fille. Que jamais nous n’aurions dû nous fréquenter aussi régulièrement pendant un an. Je m’en balance. Je l’aimais bien, moi. Parce qu’elle ne faisait pas partie de mon monde, justement. Parce qu’elle m’offrait un éclairage… différent. Et parce que je n’ai jamais autant apprécié la ville basse qu’avec elle. Pendant un an, je l’ai regardé, impuissant, se faire frapper par son paternel aussi tendre que le mien. Je l’ai écouté me parler de sa mère, les rares fois où elle acceptait d’aborder le sujet de sa disparition. Les escapades la nuit alors qu’il aurait pu nous arriver n’importe quoi… Les ascensions répétées sur le pont de la Pietra, juste pour le plaisir de l’effrayer et de l’obliger à constater qu’elle tenait à moi, sous ses dehors fiers de gamine miséreuse. Un baiser, aussi. Autant de souvenirs balayés, disparus dès lors où Cendre n’est pas venue au rendez-vous habituel. Je me suis d’abord répété maintes fois que Vladimir avait dû la surprendre et la priver de sortie temporairement. Mais plus jamais. Plus jamais je ne l’ai revue. Plusieurs sentiments m’ont traversé. Celui de m’être fait avoir. Trahison. Et puis la peine, la colère. Ces derniers temps, il avait redoublé de violence à son égard. Cendre craignait qu’un jour … il ne dépasse les limites, ne franchisse les remparts des derniers tabous. Qui sait si elle n’avait pas eu raison ? L’imaginer morte me rendait malade. L’imaginer disparue revenait à me planter un couteau dans la carotide. Il fallait continuer seul, comme je l’avais toujours fait. Me replonger à plein temps dans cet univers de merde, fait de faux-semblants, de convenances merdiques et d’études toujours plus studieuses. Oh, de ce côté-là en effet personne ne se faisait de souci pour ma pomme. A dix-neuf ans, Carl tentait tant bien que mal de maintenir la tête hors de l’eau, et poursuivait ses études de médecine.  Mel, lui, pouvait compter sur son diplôme d’ingénieur dans quelques années. Meghan et Cassiopée ne faisaient pas de vague, ni Aksel. Non. La seule chose qui continuait de faire chuchoter dans les couloirs de nos demeures, c’était l’attitude d’Ellundril, de plus en plus dévastatrice. Maman me paraît de plus en plus bizarre. Certains soirs elle me fixe bizarrement, surtout quand Papa est absent. Elle boit beaucoup, en douce, mais ce n’est pas pour autant que je ne sais pas où elle planque ses bouteilles. Un jour, je lui ai même sorti son scotch d’un placard de sa chambre pour la poser sous son nez, demeurant silencieux. Je l’ai entendu pleurer, mais aucun éclat de voix n’a eu lieu entre nous. Je n’ai pas l’intention de la dénoncer à qui que ce soit. Et de toute façon… Qui, parmi nous, est encore dupe de son état de santé psychologique ? » Mai 2091. « Déjà quelques mois sont passés. Pourquoi ? Comment est-ce qu’elle a pu me faire une chose pareille… ? Comment a-t-elle pu me droguer, moi ? Comment a-t-elle pu se vautrer dans la fange et l’immonde au point de vouloir coucher avec son propre fils ? Suis-je réellement le résultat de ces deux créatures aussi monstrueuses l’une que l’autre ? D’un côté, je ne peux en vouloir à mon père. Je t’ai aimé, sans retour. Avant de comprendre finalement que je n’aurais jamais qu’un père au sens administratif du terme. Ton poing m’a cueilli lorsque tu es entré dans la chambre. Dans votre. Tu m’as arraché à la mère dont tu n’as pas su me protéger, et plutôt que de tenter de saisir la portée de l’acte inimaginable, tu as frappé encore. Ta seule façon de t’exprimer, de t’adresser à moi. Je suis marqué. Dans ma chair, dans mon corps, profondément. Je ne supporte plus de sentir le parfum de ma mère. Je ne supporte même plus de la regarder, de l’entendre. Je n’ai pas osé demander à Shaze de me récupérer. Perline est morte, gagnée par la maladie vorace, et Meghan a en effet trouvé un refuge chez lui. Je ne peux représenter un poids supplémentaire, pas en ce moment. Je gère. A présent que je suis majeur, c’est à moi de vivre avec tout ça. Ou du moins d’essayer de vivre. Lorsque je frotte mon menton désormais, c’est pour sentir la cicatrice chaleureusement signée de la main d’Altan Uffingham, avec les compliments en prime. Il ne rêve que d’une chose, me foutre à la porte. Il est proche d’y parvenir. Pendant un moment, je me suis accroché à l’idée que cette demeure était aussi la mienne. Que j’y avais grandi malgré tout, que toute mon enfance s’était déroulée entre ces murs. Cela n’a pas compté à ses yeux. Je reste et resterait un étranger à ses yeux, toute ma vie. Le temps ne changerait rien à l’affaire. Probablement vais-je mendier l’hospitalité à Mel, Carl et Aksel dans leur loft. Ce sera la meilleure chose à faire pour tout le monde. Je n’aurais plus à affronter ces prunelles accusatrices, ces prunelles bourrées de remords, m’implorant silencieusement de pardonner. Je ne peux continuer mes études sereinement dans une ambiance pareille, avec un poids pareil. Je ne partirai pas de moi-même. Pas de vague. Le fils de la putain s’est promis de ne jamais attirer l’attention sur lui plus que de raison. » Juin 2092. «  Ma vie a changé depuis qu’Altan a mis ses menaces à exécution. Viré de la maison comme un malpropre, Shaze a aussitôt applaudi mon intention de m’installer avec mes cousins. J’ai obtenu depuis un an mon diplôme de fin d’études, et la faculté de droit est devenue mon bastion. [à terminer]




R E L A T I O N S H I P  


    ► Diane Ambrose. Elle est juge. Je suis avocat. Par définition, nous n’avons rien à faire ensemble et ne serons probablement jamais dans le même camp. Ses discours vertueux ne m’atteignent pas, et je n’arrive pas à saisir ce qui fait avancer une femme dans son genre à travers un combat perdu d’avance. En revanche, là où je la rejoins, c’est au niveau de son combat anti-mutant. En-dehors de cela, elle reste et restera sûrement toute sa vie un bloc de glace impénétrable. Un drôle de bout de femme, mais qui vaut le détour. ► Baxter Sebet (PNJ) . Il est le chef, le directeur de cabinet du COS de Nordri. Lui-même fut un avocat brillant, et c’est après s’être rangé et avoir pris en main la haute tour que l’homme s’est également mis en tête de recruter les plus jeunes talents, les plus brillants espoirs que le Quadra puisse lui fournir. J’en fis partie. Il m’ouvrit en grand les portes d’une carrière qu’il promet lui-même comme étant une succession de réussites et de défis relevés avec brio. Si je ne m’écarte pas du bon chemin avant, bien sûr… ► Ania Demitryé. Ma faiblesse. La plus belle femme que j’ai jamais vue de toute mon existence. Le rêve, le fantasme de ma vie. Mais également une putain. Une putain dont je fus le client un an auparavant. Depuis, tensions, revers et autres coups bas sont venus entacher un lien que je ne saurais décrire simplement. Après une proposition plus que cavalière que j’ai cependant accepté, j’ai fourni de faux papiers afin de couvrir sa fille adoptive. Sans savoir dans quoi je m’engageais réellement… ► Illyrian Hécation. Il s’agit ni plus ni moins de l’Impératrice des jeux du cirque… Pardon, je veux dire des Casinos d’Austri et autres plaisirs. Prostitution, argent sale, tout y passe. Et cependant, il se pourrait bien que je devienne son avocat attitré, ce qui me rapporterait un bon paquet d’oseilles tout en me mettant mal à l’aise vis-à-vis de Baxter. Toutefois, se la jouer perso fait aussi partie de ce qui aide une carrière à progresser. Reste à constater les bénéfices mutuels que ce contrat nous offrirait.   ► Otis Ivanov. Ah, Otis… Nous étions dans la même promotion à l’école de droit. Un type plutôt sympa à première vue… A première vue. Ce mec est en effet loin de se prendre pour de la merde, mais dans ce cas-là nous sommes deux, et j’ai toujours aimé rentrer dans son jeu à fond. Nous nous sommes perdus, puis retrouvés à quelques reprises. Je crois savoir qu’il fricote avec des types de la ville basse de Nordri. On chuchote même qu’il se serait rallié aux Mambas, mais je n’y crois qu’à moitié. ► Sofja Khratvä. Décédée. Khratvä aurait été réduite au silence par les Skulds noirs que cela ne m’étonnerait guère. Elle parlait trop, l’ouvrait trop. Et surtout, étalait beaucoup trop ses opinions pro-Ases à qui voulait l’entendre. C’est dommage. Sofja était brillante, un modèle en ce qui me concerne, même si nous n’étions quasiment d’accord sur rien. J’emporte dans ma mémoire le souvenir de la femme qui transparaissait sous le masque, et d’un certain soir au Hell Bar autour d’une partie de billard… ► Melissa McKinney. Ma secrétaire. Ma groupie de secrétaire, devrais-je rajouter. Je ne peux dire que je ne la trouve pas à mon goût. Néanmoins, me la poutrer sur mon bureau entre deux clients ne faisant pas partie de mes priorités, je préfère la laisser espérer, quitte à supporter ses regards énamourés et ses manies d’assortir ses tenues aux miennes dès qu’elle le peut. Comme je le répète souvent : une secrétaire qui espère est une secrétaire qui bosse mieux. ► Sven Marko. Le Gourou de l’Eglise de l’Illumination a donc perdu un avocat en la personne de la demoiselle juste au-dessus. Ses pas l’ont donc guidé jusqu’à moi. Plus malin comme choix probablement : tout un chacun connaît mes positions plus proches de celles d’Ambrose que de l’élève de Baxter. Un dilemme presque cornélien s’impose donc à moi désormais. Risquer de tout perdre ou de gagner le gros lot dans la même balance. Juste pour un putain de procès dont les conséquences pourraient dégénérer. ► Anamaya Owen’s : Sans le savoir, j’ai protégé une Ase. Je suis à l’origine de ses nouveaux papiers d’identité, ceux qui garantissent noir sur blanc que la petite est la fille adoptive d’Ania Demitryé. J’ignore si j’aurais accepté de prendre un tel risque simplement pour les beaux yeux de la putain en étant au fait de cette tricherie, mais ce qui est fait est fait. Et une chose est sûre : l’enfant a du caractère et peut s’avérer bien plus dangereuse que son apparence le laisse présager…



L ' A F T E R



    “ Nom de l‘avatar : Ian Somerhalder“ Comment avez-vous connu Walhalla : Alors là… Depuis le temps que je suis ici, je ne m’en rappelle même plus xD “ Présence sur le forum : Quotidienne.

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Nero S.H. Uffingham.

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