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 Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]

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Nero S.H. Uffingham
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MessageSujet: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mar 24 Mai 2011 - 23:00

=> La Muse Vénale

J’avais déconné, largement. Les jours avaient beau s’être transformés en semaines, je ne parvenais toujours pas à éluder les derniers résidus de doute et de remords. Du remords. Il ne manquait plus que ça, et ce serait une première. Même les pires déboires professionnels pouvaient servir au cours d’une carrière, ne serait-ce que renforcer l’expérience. Mais ici, il n’était pas question d’expérience mais de ressenti. Je n’avais rien à apprendre d’une putain. Sudrite, de surcroît. Au moins m’étais-je assuré une tranquillité définitive, ne craignant plus de la voir débarquer à tout moment sur mon lieu de travail. Cependant, le voile de cette satisfaction avait été déchiré dès les heures qui avaient suivi cette orgie à laquelle j’avais échappé tout en l’ayant provoquée. Mes très aimés collègues n’avaient pas manqué de me congratuler pour cette initiative inespérée. L’un, sincère. L’autre … vicieux. C’était le dernier qui avait semé les failles en moi. J’avais donc beau avoir attiré l’attention en premier plan, je n’étais pas l’instigateur direct de ce … supplice auquel elle avait dû céder ; il n’en restait pas moins que le retour infligé avait été sincère. Par ailleurs, son courrier reçu peu de temps après était explicite. Si elle ne me haïssait pas au point de sentir percer des envies de meurtre… ce serait surprenant. En revanche, l’argent m’avait fait sourire. A son aise. Ce n’était pas moi dans l’histoire qui jouait au mac. Quant à ces wyrds, je n’en avais pas besoin le moins du monde. Aucune hésitation à les balancer là où ils brûleraient avec la paperasse qui rentrait dans cette catégorie. Que de rancœur, qu’elle ne manquerait pas de me cracher au visage la prochaine fois que nous nous reverrions. Je n’avais pas essayé de la recontacter, pas plus que je n’avais changé quoi que ce soit dans mon emploi du temps. Atténuant l’effet de ces scènes impliquant la prostituée, même ma secrétaire se détendait de plus en plus au fil des jours, comme si elle voyait se confirmer l’espoir qu’elle ne reviendrait plus, s’imposant régulièrement aux dépends de mes autres rendez-vous. J’avais préféré effectivement laisser l’eau couler sous les ponts avant de lui rendre ce pour quoi elle était venue. Le climat n’en serait probablement pas moins tendu, mais j’aurais au moins l’avantage de la surprise, et elle n’aurait pas à ressasser sa colère en attendant ma visite chez elle …

Visite qu’elle aurait probablement refusée. C’était en préparant mes affaires pour Sudri que j’avais songé à cette fameuse précision. La réponse à la question qui m’avait forcément sifflé aux oreilles. Le secret qui entourait cette gamine et la préoccupation de la jeune femme à la protéger m’étonnait trop pour qu’aucune réflexion ne s’en dégage. Jamais je n’avais oublié ses yeux, qui pendant un moment avaient perdus de leur froideur coutumière ou pire, de leur caractère faux-charmeurs, le contraire même du naturel et ce qui avait souvent tendance à m’exaspérer. Le ton de sa voix avait changé, démontrant qu’elle était capable de douceur maternelle. Toute une facette de sa personnalité qu’elle n’arborait certainement pas au-delà de son appartement. Sans compter les circonstances dans lesquelles la gosse avait été récupérée. Trop d’un seul coup. Ainsi, pourquoi ne pas supputer que la petite était une Ase ? D’abord, j’avais refusé l’idée. Et puis, je compris que je devais en être sûr : je ne protégerais pas un mutant sans le savoir, elle n’avait pas le droit de me le dissimuler. Et je voulais bien passer encore sur l’âge de l’enfant. Elle n’avait rien demandé. Toutefois, je devais bien avouer que sur le coup je m’étais fait des idées. Ania était Vane, recueillir une Ase aurait été pour le moins étrange. Et confirmation faite qu’elle était bel et bien humaine, mes soupçons n’avaient plus qu’à se taire.

Sudri. L’adresse de la putain en mémoire. Je ne resterai pas longtemps en ville, rien ne m’y retient, pas même les affaires. C’est pour cela que j’ai opté pour une tenue décontractée. Rompre avec la dernière fois. Une autre tenue, un autre cadre … Une autre atmosphère. Je détestais ce que je m’apprêtais à faire, mais la décence m’y obligeait. Sans aller jusqu’à faire mon mea culpa ( autant m’arracher la langue tout de suite ), je me voyais mal lui envoyer son dû sans autre commentaire. L’envie de tourner les talons fut violente dès lors que je pénétrai dans l’immeuble. Je notai la propreté de l’endroit, constatai l’environnement on ne peut plus sain dans lequel vivait la fleur des pavés. Plus j’enfilai les marches, plus je sentais mon estomac se tordre, tandis que mon sac à bandoulière frappait inexorablement ma hanche de coups réguliers. D’autres coups, mentaux, ne m’épargnaient pas non plus. Des excuses seraient-elles envisageables ? Je serrai les mâchoires rien qu’à cette idée. M’écraser devant elle, lui donner l’avantage. Impensable. Je ne lui devais rien, absolument rien. Cependant, lorsque je parvins à l’étage désiré, mes certitudes vacillèrent. Mon allure ralentit au fur et à mesure que la porte d’Ania se rapprochait. Maintenant que j’étais là, il ne servait à rien de reculer. Rester ferme, mais me montrer conciliant si la situation le permettait. N’étant certainement pas le bienvenu chez elle. Face au battant. Figé. Mon bras semble peser une tonne lorsque je frappe à sa porte. Je tente de réfréner ma force et ainsi de répercuter ma tension. Je jetai un bref coup d’œil à ma montre. Quinze heures. Mon timing était parfait, et j’avais toutes les chances, à ce moment de la journée, de la trouver disponible. Quitte ou double, à présent. Question de destin plus que de chance. Je savais que l’accueil serait rude, et le combat long avant que nos ressentis ne s’éteignent. S’ils s’éteignaient un jour.

Et puis quinze heures. L’heure des miracles, qu’ils disaient …

Lorsque la porte s’ouvrit, je me redressai aussitôt après un moment d’attente durant lequel je m’étais décalé, jugeant de ma capacité à conserver mon sang-froid. Un mal de tête menace déjà, descendant vers les sinus. D’une pirouette, je me retrouve face à elle, bloquant insidieusement la porte en y appuyant mon poing. La tête penchée sur le côté, un sourire faussement avenant sur les lèvres, histoire de donner le change … et le ton
.

« Démitryé … »

Ma paume libre tapote mon sac. J’avais l’intention d’être clair sur mes intentions, qu’elle ne se fasse pas d’idées. Si je n’avais rien eu à lui rendre, je n’aurais certes pas pris la peine de faire le déplacement. Ma voix, toujours conciliante, poursuivit :

« Navré pour le dérangement. Il faut qu’on parle : quelques petits détails concernant la procédure habituelle. »

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Ania Demitryé
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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mer 8 Juin 2011 - 18:31

Une matinée parfaite.

Ania et Aya se sont levées quasiment en même temps, aux alentours de dix heures de matin. La jeune femme apprend les plaisirs qu’il y a à partager des moments avec une enfant. Les rapports entre les deux ne sont pas toujours évidents, cependant ce matin là, Anamaya est pétillante, pleine de vie. Petit déjeuner traditionnel et ballade dans les rues de Sudri. La putain ne se lasse pas d’agrandir la garde de robe de la petite malgré ses grimaces fréquentes quand aux essayages nombreux qu’elle doit subir.

La putain prend peu à peu conscience que sa vie va devoir changer. Se modifier en profondeur. Elle ne peut plus être absente toutes les nuits et ses rapports aux hommes sont le pire exemple qu’elle peut donner à une jeune fille. Pour l’instant Maya ne s’en préoccupe guère. Qu’est ce que cela donnera lorsque l’enfant deviendra une adolescente ? Une jeune femme ? est ce le genre de modèle qu’Ania voudra être pour sa à sa fille ?

Secouant ses pensées, la catin a laissé la demoiselle choisir ses caprices pour la fin de la matinée. Elles ne sont rentrées que vers 13h, poursuivies par un orage qui a totalement ruinée la coiffure d’Ania. Qu’importe, il a fait rire sa petite compagne. Direction le bain pour une Aya trempée! Laissant la fillette en compagnie de la mousse et divers jouets de bain, l’adulte a décommandé ses rendez vous de la nuit. C’est encore l’avantage du Free-lance ! Certes Monsieur n’était guère ravi, mais il s’est vu l’assurance de pouvoir profiter de ses charmes une nuit prochaine.

Le programme de l’après midi ?

D’abord un bain pour Ania une fois que la petite miss aura terminé. Non que ce soit un problème de salle de bain, la putain a rapidement fait aménager son appartement une fois qu’elle a compris que la fillette allait vivre avec elle. Plus drastiquement, elle a fait l’acquisition du studio à coté du sien. Faisant percer une porte de communication, la putain a sublimé l’espace. Une salle de jeu pour Aya a remplacé le coin cuisine, ainsi qu’un endroit où elle commence à prendre des leçons de lecture et d’écriture, sans oublier sa chambre. L’école est pour le moment prohibée, bien trop dangereuse. Pour Anamaya, mais aussi pour les autres enfants.

Un bain donc. Et ensuite, vers 16h, retour dans le centre de Sudri pour assister à l’avant première des studios Mars pour enfant. Ils viennent de mettre au point une nouvelle technologie et Ania a envie de faire la surprise à la demoiselle. Un diner rapide dans un restau de son choix et hop, au lit à 22h. Un luxe, dans son cadre de vie.

15h

La porte de communication est entre ouverte et Ania peut entendre des mélodies qui s’échappent de la chambre d’Aya. Sans doute est-elle en train d’écouter pour la énième fois son disque préfére tout en dessinant. Savourant la quiétude de l’eau chaude, son coupable de verre de vin à portée de main, couverte de mousse, la fleur de pavé est languide, l’esprit apaisé, loin de ses glaces analytiques.

Lorsque la sonnerie de la porte retentit, c’est un grognement bien peu mélodieux qui s’échappe des lèvres de la demoiselle. Peut être que si elle ne répond pas, l’intrus ou l’intruse va finir par déguerpir et la laisser profiter de ces instants précieux ? peine perdue. Quelques secondes après le premier carillon, un second se fait déjà entendre. La poisse. Ania ne peut plus l’ignorer. Surtout que la curiosité insatiable d’Aya pourrait bien la pousser à venir dévisager le visiteur inatendue. Mauvaise idée.

Sortir du bain. Cessant de reculer l’inévitable, la Fille des vices couvre son corps encore ruisselant d’eau d’un léger peignoir de bain, dont elle referme les pans. Sa chevelure est plaquée contre son dos, abandonnant goutes d’eau sur goutes d’eau à chacun de ses pas. La jeune femme se moque de son impudeur pour ouvrir la porte. Après tout, elle n’offre pas vision de ses charmes. Ils sont justes… présents. Et puis regarder est toujours gratuit, c’est pour toucher qu’il faut payer.

Ania referme d’avantage le battant de la chambre d’Aya, sans pour autant le clore totalement. Un aimable sourire s’est peint sur les lèvres de la pute lorsqu’elle ouvre sa porte. Elle dévisage le jeune homme et à un léger hochement de tête, charmante. Son sourire devient plus chaleureux et elle s’efface pour le laisser pénétrer chez elle. Quelques bulles de mousses sont encore accrochées à son épaule et ses pieds nus laissent des empreintes de petit poucet derrière elle.

Mademoiselle Démitryé, je vous prie…

Refermant la porte derrière lui, elle lui indique le salon d’une main. Noir et blanc. Verre et métal. Les couleurs et les matières dominantes. Une sobriété élégante et fonctionnelle. Ca et là quelques vêtements, adultes et enfantins. Sur une table basse, divers journaux dont la Voix de Thor ainsi que certaines revues financières et politiques. Il y a quelques jouets disséminés au sol ainsi que des livres de contes brillamment colorés. Il n’y a aucune trace d’hostilité chez Ania. Pas la moindre colère, pas le moindre énervement. C’est une hôtesse parfaite.

Je suis vraiment désolée, j’avais totalement oublié votre visite. Monsieur Rastapopoulos m’avait pourtant prévenu de votre passage. Je suis confuse.

Elle invite son visiteur à s’assoir tandis que la jeune femme referme un peu plus sa sortie de bain autour d’elle. Naturellement. Ania croise le regard de Néro, sans offrir de signes de reconnaissance.

Vous venez pour vérifier je ne sais quoi au niveau des fenêtres ? C’est bien cela ? Est ce que vous savez si cela prendra beaucoup de temps ? Permettez que j’aille me changer et que je passe quelque chose de plus convenable, ensuite je suis à vous.

Déjà la vipère commence à tourner les talons, dans la volonté évidente de mettre en action ses précédentes paroles. Rien dans son attitude ne permet de dire si elle n’a réellement pas reconnu le jeune avocat ou si elle a décidé de jouer un jeu cruel avec lui. Après tout… elle croise tellement de figure masculine…. Une de plus….

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Anamaya Owen's

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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Jeu 9 Juin 2011 - 12:59

Un cercle, puis un autre... Quelques trains par ci par là, et avec un plaisir évident, Aya donne naissance sur papier à un corps humain. Deux ovales, un triangle un peu déformé, et une ligne arrondie... Le visage est finit... Elle rajoute quelques détails qu'elle calque sur la réalité...
Son modèle ?
Toujours le même Ania. Elle est sur presque tous les dessins de l'enfant, d'abord sous des traits grossiers qui ne lui rendait pas justice, la petite peaufine maintenant les détails, cheveux, boucles d'oreilles, robe... l'esquisse reste cependant maladroite...
Cependant fière de son travail, Aya se redresse et capture le bras de sa peluche, Mr Pumpkins.

Son chef d’œuvre rejoint ceux sur le bureau... Elle ne s'en sert jamais, le plancher lui convient amplement et quelques traces de crayons en atteste... Son lit non plus ne sert jamais, elle dort en haut d'une armoire sur plusieurs coussins....
Une dizaine de coussins, et tout autant de peluche...

Elle s'étire et sourit, se regardant dans le miroir... Ania lui a nattée les cheveux, et choisis, comme à son habitude des vêtements parfaitement assortis dans lesquels elle a du mal à se reconnaitre, une petite robe noire, un gilet blanc et des petites chaussures assorties...
La seule chose qui lui semble familière est le morceau de tissu qui pend à son cou... Si elle peu regarder les gens dans les yeux, le picotement désagréable qu'elle ressent à chaque émotion forte lui rappel ce don elle est capable... comme si les cauchemars ne suffisaient pas.

Elle joue avec une mèche de ses cheveux avant de se détourner du miroir au coup de sonnette... ça ne sonne jamais, ou rarement, généralement Ania la prévient....
La curiosité lui sert le ventre, et l'envie d'aller ouvrir presse ses jambes. Elle serre Mr Pumpkins contre elle, et attends...
Un deuxième coup de sonnette, elle trépigne presque d'impatience...
Elle a du mal à canaliser ses émotions.
Des bruits de pas, sa porte se ferme d'avantage et des échanges de voix, Anamaya tends l'oreille et un nom qui la fait rire... Rastapopoulos... Elle le répète plusieurs fois à voix basse, ça sonne bien, c'est marrant... Une peluche se voit renommer.
Elle se rapproche de la porte et par l’entrebâillement observe la scène... Ania de profil, un homme de dos...
Réflexe, elle serre le bandeau autour de sa nuque... en cas de dérapage c'est son seul recourt... La tentation de se recouvrir les yeux est grande... dans l'obscurité, elle est en sécurité.... et les autres sont protégés.
Elle n'en fait rien et se force au calme comme Ania lui apprends... Un inspiration et une expiration...

Peu à peu elle reprends confiance et, par la même occasion le contrôle... Elle ouvre doucement la porte et se faufile aussi silencieuse qu'une ombre jusqu'au salon. Elle se tapis derrière le canapé, et attends quelques longues secondes avant d'oser laisser sa tête dépassé de l'accoudoir pour regarder l'inconnu...
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Nero S.H. Uffingham
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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mar 5 Juil 2011 - 0:41

Au moins n'aurais-je pas dû forcer l'entrée. C'est avec le même sourire de merde qu'elle-même m'offre que je pénètre à l'intérieur, n'ayant cure de sa rectification. Elle, une demoiselle ? Non, jamais. Lorsque je la contourne, je ne manque pas de remarquer la ... tenue qui est la sienne, et d'un bref mouvement du regard, aperçois la trace des gouttes d'eau qu'elle a formée en me rejoignant. L'image de notre première fois me revient en tête une seconde, alors que je l'avais aperçue tout aussi trempée. Mais c'était un autre jour, et dans un contexte particulièrement différent. Sans scrupule, mes yeux épousent la silhouette parfaitement moulée dans son peignoir. Je n'aurais pas eu besoin d'elle pour m'avancer plus avant chez elle, observant avec attention le moindre détail. On n'imagine pas à quel point on peut apprendre d'une personne rien qu'en s'attardant sur son mobilier et sur la décoration. Question de bon goût, de bon sens. J'aime, sans pour autant m'abaisser à le lui apprendre. Moi comme elle n'en avons rien à faire des convenances, et nous le savons parfaitement. Pas après nos deux dernières entrevues, aussi houleuses l'une que l'autre. Curieusement, je m'imprégne jusqu'à l'odeur féminine qui prédomine sur les lieux. Tombant évidemment sur la vue de vêtements épars. Ce que je ressens est étrange. L'impression de percer malgré tout la bulle d'intimité qu'elle s'est créée, et la dévisageant sous un nouveau jour. Celui d'une Sudrite, tout bonnement. D'une femme avec à charge un enfant. Car je ne peux forcément m'empêcher de penser à la gamine dont il est à la base question entre nous. Ania Demitryé en bonne mère de famille... ? Tableau impossible à dessiner. Pour un peu, son environnement m'attire davantage que la connerie qu'elle développe et que je perçois avec un temps de retard. Si Ania est là, la gamine n'est pas loin. Sans répondre à son invitation, et de ce fait sans m'asseoir, je pose mon sac sur la table, et c'est seulement la que je croise son regard avant de secouer la tête. Navré par cette interprétation grotesque.

- Ce que tu peux avoir l'air conne quand tu t'y mets. La prochaine fois je mettrai un badge sur ma veste, ça ira plus vite.

Le temps qu'elle s'active, j'observe la vue de Sudri. Paysage trop familier à mon goût, mais pas désagréable à revoir sous cet angle. Entrer là où vit une prostituée doit rester une expérience absolument extraordinaire au sens propre du terme, mais alors une poule de luxe... le contraste entre ce qu'elle laisse voir d'elle-même au-dehors et ce naturel trahi par la cellule familiale est presque jouissif à constater. Elle peut cancaner et user des sarcasmes qu'elle veut, elle n'est pas crédible. Tout simplement parce qu'il n'y a personne à impressionner. Je n'ai pas fait le déplacement pour l'entendre jacasser, mais juste pour mettre un point final à cette affaire. D'autant plus que des possibles excuses seraient nettement plus aisées à placer si les choses se tassaient légèrement et ouvraient une brèche favorable. Pour l'instant, la chercher n'était même pas envisageable. Revenant donc à la raison de ma présence ici, j'ouvris ma sacoche tout en lui causant assez fort pour qu'elle m'entende clair et net :

- Quand tu auras fini ton numéro, tu pourras peut-être répondre à une ou deux questions concernant la sécurité de ta fille, premier point. Et ensuite histoire de savoir s'il manque quelque chose, mais normalement j'ai tout vérifié en ce qui concerne ses papiers.

D'un geste sec, je sors l'une des chemises pour la laisser tomber à plat sur la table dans un bruit mat. Je l'ouvre avant de patienter jusqu'à ce que la princesse daigne y jeter un coup d'oeil, gardant moi-même l'un des miens sur l'heure qui tourne.

- Allez. Et cette fois, c'est pas des conneries. Parce que pour le coup c'est pas seulement moi qui risque, c'est toi et el...

J'ai tourné la tête vers le canapé, machinalement. Mais n'ai pu évité de tomber sur une chevelure noire dont les tresses accentuent encore un peu le visage enfantin. Ou du moins ce que je peux en constater, puisque ce dernier se trouve encore à moitié dissimulé. Puis c'est une paire d'yeux qui vient me frapper de plein fouet. Des yeux comme je n'en ai encore jamais vu, hormis chez Ania. Rien que ce trait physiologique est choquant, lorsqu'on sait qu'aucun lien de sang ne les lie. Mais je ne peux m'empêcher de sentir de vieux soupçons remonter tout aussi vite, alors même que je m'étais décidé à les enterrer. Des iris comme ça... naturels, vraiment ? Merde, j'ai reçu l'assurance qu'elle était purement Vane, et je ne vois pas comment ç'aurait pu être une erreur. Toutefois, l'envie de poser la question une énième fois à la putain me tauraude. Il faudra que j'y pense avant de partir. C'est probablement le soupçon de trop qui ne me mènera à rien, mais j'ai trop envie de voir une certitude totalement acquise sur ce point. Je ne risquerai pas ma peau pour une Ase, jamais. Aussi belle soit la gamine dont le corps se cache toujours derrière le divan. Je ne suis pas doué avec les gosses et je ne le serai probablement jamais. Mais même ma froideur à leur égard se voit curieusement fissurée. Elle est attendrissante, adorable. Je comprends alors. Comment une femme aussi rigide qu'Ania ait pu s'attacher à une enfant pareille. C'est quelques secondes après que je réalise que mes lèvres se sont déjà étirées dans une esquisse de sourire. Pas total, ni pour autant avorté. Un sourire que j'efface pourtant aussitôt après en avoir pris conscience. Reprenant contenance tant bien que mal, je cherche Ania du regard, un peu plus troublé que je ne voudrais l'être, mais n'ayant pas le coeur à cracher venin ou mensonges en face d'une gosse qui n'a rien demandé. C'est plus sincèrement qu'Ania ne l'aura jamais été avec moi que je souffle, comme une évidence.

- Elle est mignonne.

Euphémisme, que ma voix dénonce. Je me décide à me reprendre néanmoins, raclant ma gorge comme pour refaire surface après cet apné pour le moins imprévu. J'ai baissé d'un ton lorsque je rajoute à l'intention de la jeune femme, sans la regarder.

- Bon, tu peux y jeter un coup d'oeil s'il te plaît ?

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Ania Demitryé
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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mar 5 Juil 2011 - 17:50

Il vient à peine de mettre les pieds chez elle, et Ania a déjà envie de foutre Néro dehors. Elle ne supporte pas sa présence ici. Elle ne supporte pas qu’il ait cru pouvoir se servir de ses données personnelles pour se pointer dans son appartement de cette manière. La putain sent que ses prunelles effleurent son corps, ça, elle s’en tape! Elle n’a pas la moindre once de pudeur et il connaît déjà ses courbes.

Mais la manière dont il détaille son intérieur? Dont il absorbe l’atmosphère des lieux? C’est quelque chose qui la hérisse profondément. Jamais, jamais elle n’a laissé un de ses clients pénétrer dans son intimité de cette manière. Elle n’avait pas la moindre intention de commencer. Et certainement pas avec lui! Il n’est pas au zoo, bordel! En même temps, elle n’attend pas grand-chose d’autre de sa part. la fille des pavés s’était promis de ne pas permettre à sa vie nocturne d’empiéter sur le reste. De ne pas exposer Anamaya à ces vices. Néro, par sa présence même, sans le vouloir, vient de faire éclater une des règles cardinales de l’existence de la catin. Elle n’est pas prête de lui pardonner cette intrusion.

Ania s’éloigne déjà dans le couloir menant à sa chambre lorsque l’insulte lui parvient. Elle inspire une brève bouffée d’air entre ses lèvres déjà crispées. Si elle permet tout aux hommes qui la payent, c’est bien différent lorsqu’il s’agit d’un autre cadre. Le tutoiement lui donne envie de lui arracher la langue. Pour qui se prend il? Le petit avocat n’a pas à se montrer aussi familier avec elle. La putain n’est pas en train de le satisfaire à ce qu’elle sache?!

Cette entrevue commence mal. Très mal. Si elle exerce un contrôle parfait dans sa vie professionnelle, si elle accepte à peu près tout pour un nombre de Wyrds conséquent, la domination de son caractère lui coûte un lourd tribu. Dans sa vie personnelle, Ania se sait capable de violent accès de colère où toute maîtrise est à exclure. C’est un débordement qu’elle ne peut pas se permettre avec Aya présente dans sa chambre. La putain sait qu’elle inquiéterait sa fille. Et elle n’a pas la moindre envie de faire ce plaisir là à Néro.

Elle prend quand même cinq courtes minutes pour se rincer de la mousse qui maculait encore sa peau. Couvrant un instant le bruit des paroles de Néro. Répondre à des questions sur sa puce. Et c’est obligatoirement chez elle que cela devait se passer? Il devait obligatoirement envahir son territoire pour cela? Dans un bref instant de franchise, elle doit reconnaître qu’elle n’aurait sans doute pas répondu à ses appels. A ses mails peut être. Et encore.

Ania ne fait aucun effort vestimentaire. Elle n’a aucune raison de se plier en quatre pour le jeune homme. Pas du tout envie de jouer les vamps. Un pantalon à pince blanc et une tunique bleu marine. Légèrement plus soutenu que ses prunelles. Pas de maquillage. Et elle reste pieds nus. Il est hors de question qu'elle se lance dans un show sensuel destiné à éblouir le jeune homme. Certainement pas avec Anamaya présente dans l'appartement. Pour le moment, elle a soigneusement évité, détourné toutes les questions de l'enfant sur son métier. Et elle a bien l'intention que cela continue encore un peu. Néro n'a pas intéret à la trahir. Meme si ce n'est pas son intention à la base. La putain se force à récupérer son calme. Les papiers sont importants. Ils sont essentiels. Et la coopération de Néro l’est tout autant.

Lorsqu’elle revient dans le salon, c’est pour entendre la voix de l’avocat s’éteindre sous la surprise. Ania s’encadre dans la porte, s’adossant au chambranle, étudiant l’air surpris du jeune homme. Avant de suivre son regard et d’apercevoir le regard si lumineux de la petite fille. La jeune femme sent son corps se tendre aussitôt.

Son premier réflexe est de demander à Aya de retourner dans sa chambre et de fermer la porte. Ania ignore depuis combien de temps la puce est là. Est-ce qu’elle a entendu l’apostrophe de Néro? Elle a déjà eu du mal à supporter l’insulte. Mais devant sa fille? Intolérable. Cependant, elle se refuse à renvoyer l‘enfant.

Tout d’abord, parce qu’Anamaya est ici chez elle. Et qu’elle n’a pas à se cacher. La putain espère simplement qu’elle réussira à conserver son Don sous clé malgré les vagues d’hostilités qui émanent des deux adultes. Néro se dédiera immédiatement si il comprend qui est réellement l’enfant. Et vu son comportement lorsqu’ils se sont croisé au restaurant, il n’aura pas plus de scrupule à les dénoncer qu’à l’avoir balancé entre les mains de ses collègues…c’est un risque qu’elle ne peut prendre.

Ensuite, si elle désire protéger la lutine, sans limites, autant qu’elle en est capable, cela ne signifie pas la tenir caché du reste du monde. Ce n’est pas la confiner à un endroit parce qu’il pourrait peut être éventuellement à la rigueur se produire une catastrophe. Aya doit pouvoir grandir comme une enfant. Avec l’insouciance d’une enfant. Si elle le peut encore. Et si cela signifie qu’elle a envie d’écouter une conversation entre adultes, comme ils l’ont tous fait plus jeunes, qu’il en soit ainsi. Ania refuse d’étouffer la puce sous trop de sollicitude. Aussi difficile soit il.

Et pour finir.. C’est une question d’éducation. On ne glisse pas comme une voleuse dans la pièce. Si elle vient, c’est en assumant son geste. Et pas en voulant se dissimuler. Et surtout, on dit bonjour poliment. Malgré elle, le compliment de Néro, désarmant de sincérité lui attire un bref sourire. Qui se tarira tout aussi rapidement

Merci pour elle.

Elle s’avance vers la petite demoiselle. Détestant sentir le regard de l’homme peser sur elles. Détestant qu’il s’infiltre aussi profondément dans ce qu’elle a de plus cher et de plus précieux. Ania n’a pas besoin de se retourner pour savoir qu’il les observe avec, sans doute, la même intensité qu’il a mise à découvrir son sanctuaire. Elle se penche et attrape la main d’Aya. La faisant sortir de sa cachette pour la placer devant Néro. Elle effleure son front d’un léger baiser.

Dis bonjour à Maître Uffingham, Maya, s’il te plait. -elle ajoute tranquillement- ensuite, si tu as faim, tu peux aller goûter dans la cuisine ou venir dessiner dans le salon. Mais si tu restes avec nous, il faudra que tu sois sage, d’accord? On doit discuter de choses importantes.

Elle abandonne la main de la grenouille, lui laissant prendre l’initiative. Elle frôle le jeune homme au passage. C’est un murmure féroce qu’elle abandonne au creux de son oreille, ses lèvres contre sa joue. Il n’est pas assez stupide pour penser qu’elle va l’embrasser. Sa main s’est emparée du poignet de l’avocat avec suffisamment de force pour sentir ses phalanges blanchir. Ses ongles s’enfonçant sans ménagement dans la peau de l’avocat.

Ose m’insulter encore une fois devant elle, Néro, juste pour voir.

Déjà elle le relâche. Espérant simplement qu’Anamaya n’a pas perçut cet échange. Elle refuse de l’embrigader dans une situation aussi pénible. Mais il fallait que ce soit dit. Il y a des limites qui ne peuvent être franchies. Et l’homme doit en prendre conscience très rapidement si il ne désire pas déclancher une guerre nucléaire entre eux. Et manquer de respect à Ania devant Anamaya était à deux doigts de la provoquer. La seule chose qui le sauve d’une furie ouverte est qu’il ignorait sans doute que l’enfant pouvait l’entendre.

La catin ouvre en grand la porte fenêtre, laissant un flot d’air frais s’engouffrer dans la pièce. Un instant, la jeune femme regrette de ne pas pouvoir profiter de la fin de la journée en paix. Comme elle l’avait prévu. Cependant elle sait déjà qu’il ne débarrassera pas le plancher tant qu’elle ne s’est pas pliée aux dernières formalités. Et Ania se contraindra dès maintenant au rôle de la parfaite hôtesse.

Elle rejoint le canapé où des chemises pleines de documents divers dépassent. Elle lui a fourni tout ce qu’il lui a demandé. Qu’est-ce qu’il désire de plus? Et bordel! Quel plaisir malsain l’a poussé à venir s’imposer chez elle? Qu’est-ce qu’il cherche au juste? Il l’a déjà conduit au désastre une fois. Cela ne suffit pas? Il avait besoin d’en rajouter encore une couche? Ania ne le regarde pas. N’en a pas envie. Elle s'assoie en tailleur sur sofa, sans toucher les feuilles diverses, ignorant leur utilité réelle.

Maître Uffingham, je suis à vous. Expliquez moi en quoi je peux vous être utile? Désirez vous boire quelque chose avant de commencer?

Sa voix est parfaitement contrôlée, mais elle garde un œil sur Aya. Si celle-ci a envie de manger quelque chose, l’avocat devra attendre!



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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mar 5 Juil 2011 - 18:44

Conne ?
Anamaya retourne et retourne le mot dans sa tête alors que l'inconnu pénètre dans le salon... Elle a beau chercher, elle trouve pas...
Mais de la manière dont le mot à été lancé, elle se doute bien que ce n'est pas un compliment ou une bonne chose... Elle fronce légèrement les sourcils, une moue boudeuse passant pour quelques brèves secondes sur ses lèvres...
Qui ose venir à la maison pour parler sur ce ton à Ania ?

Elle résiste à l'envie de se redresser pour le regarder tout de suite... Elle est pas sur qu'elle est le droit d'être là, et elle n'a aucune envie qu'Ania la dispute, même si ce n'est encore jamais réellement arrivé.
Elle reste bien cacher et continue d'écouter...
Ta fille ? ça c'est elle !
Elle en est presque sur... Mais pourquoi parles t-il de sécurité et de papiers ?
Aya à pas besoin de ça pour être protéger ! Une feuille, ça à jamais servit à se défendre, un couteau, une arme à feu ou des poings oui... Mais une feuille quelle idée...
Elle pose ses deux mains sur ses lèvres pour retenir un rire... Ce que ça peut être bête parfois un adulte.

Connerie maintenant.... ça sonne comme conne... Mais en moins agressifs... Quoique maintenant qu'elle s'autorise à regarder le jeune homme puis sa mère, elle sent bien comme une... Lourdeur dans l’atmosphère. Sa mère est toute crispée... elle dirait presque en colère. Mais pas après elle, après le monsieur... Son regard en dit long sur ce qu'elle semble penser de lui...
Pourtant, elle, elle ne voit rien de menaçant chez le jeune homme... Mise à voir la petite agressivité qu'elle discerne dans sa voix et encore... Elle est sur qu'elle est pas vraiment sincère parce que le sent bien curieux....

Un sourire passe sur leur lèvre, si bref qu'elle pense presque l'avoir rêver....

Elle n'aime pas cette ambiance... Elle préfère voir Ania heureuse pour de vrai pas crisper comme ça... Elle soupire légèrement sans comprendre ce qui hérisse tant la putain chez l'homme... Elle l'observe sous tous les angles, jusqu’à ce que sa cachette n'en soit plus une...
Elle serre alors la main de sa main... Avant de se fermer à son tour... Maitre ? Un maitre.... Un maitre comme Hyoki ?

Ses doigts se referment un peu plus sur ceux d'Ania alors qu'elle force sa peur à se tapir... Elle doit se tromper, ça ne peut pas être le même maitre... Parfois un mot, il veut pas dire la même chose... C'est compliqué, mais c'est comme ça...

Et puis sincèrement... Le Monsieur, il fait pas du tout peur... en tout cas, pas comme Hyoki.
Un sourire perdure sur ses lèvres alors qu'elle s'incline légèrement comme les princesses dans les livres qu'on lui lit

Bonjours Uffingham....


C'est un nom bizzare quand même ça aussi...
Elle ne dira pas maitre, ce mot résonne encore dans son corps comme une punition.

-Aya veut dessiner ! Aya mangera après avec Ania ! Elle sera toute sage


Pas question de gouter seule quand sa mère est là. Sur le point de retourner dans sa chambre pour chercher des feuilles, elle se stoppe face à la soudaine agressivité qu'elle perçoit chez la catin. Elle déglutie et file rapidement dans sa chambre; prenant crayon et papier avant de revenir... papier qu'elle ne tarde pas à tendre au jeune homme avec un sourire.

-Voilà les papiers d'Aya !


C'est bien ce qu'il voulait non ?
Sur ces brefs paroles, elle garde les feuilles qu'elle n'a pas tendu à l'avocat et les étale par terre, prenant ses crayons commençant à dessiner, évitant de prêter attention au ton de sa mère qui est loin d'être aussi charmant que ses paroles.

-Aya peut aller chercher à boire ! Elle a un peu soif aussi


Peut être que si Ania ne se relève pas pour s'occuper du monsieur, elle sera moins Tendu.
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Nero S.H. Uffingham
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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mer 31 Aoû 2011 - 15:29

Si la situation avait été inversée, j'en aurais hurlé de rage. Ainsi, je n'étais pas particulièrement affolé par sa mauvaise humeur : je comprenais, sans pour autant vouloir lui épargner l'effort de se mettre dans cet état de nerfs. Et puis il y avait la gamine aussi. Double poids pour elle. Dommage. A cet instant, j'étais persuadé que c'était la première et la dernière fois que je mettais les pieds ici. Je n'en éprouvais aucun regret, au contraire. Cette pute me hérissait. Elle et ses grands airs de dame de la Haute alors qu'elle n'était rien au fond. Que son statut égalait celle d'une centaine d'autres jeunes femmes dans le Quadra. Mais si ça lui faisait plaisir de se croire unique... Non. Plus je l'avais sous les yeux, plus je me renforçais, étant convaincu que me passer de sa présence définitivement ne pouvait que nous faire du bien pour nous deux. Trop de tension, dont le fondement m'apparaissait encore comme trop obscur. Je n'allais pas épiloguer là-dessus. Probablement aurait-elle pu être foutrement plus intéressante à mes yeux dans un autre contexte. Mais ce n'était pas le cas, et même sa beauté ne pouvait rattraper ce caractère insupportable.
Même si je dois reconnaître que je suis effaré, scandalisé de voir que dans le cadre le plus privé qui soit, elle reste aussi altière. C'en est exaspérant, et pourtant, c'est ce qui fait tout son charme. Mon regard oscille ainsi entre Ania et la gamine, ne pouvant m'empêcher de comparer leurs yeux. Leurs yeux. Trop semblables. Il faudrait être aveugle également pour que je ne remarque pas les épaules de la jeune femme, plus tendues encore que précédemment. Quelque part, elle n'a que la monnaie de sa pièce. C'est elle qui a choisi de venir me chercher, de s'infiltrer sur mon territoire de la même façon que je viens m'insérer sur le sien. Jamais je ne serais allé de moi-même fouiller sa vie intime. Pour moi à la base, elle était restée une fille de joie. Rien de plus et rien de moins. Mais le genre de femmes qu'il ne faut pas revoir deux fois. Et j'ai fait cette connerie. Volontairement ou non.
Mon regard jauge Ania, comme pour la défier de réagir concernant la présence de sa fille dans le salon. Qu'est-ce que tu penses au fond ? L'éloigner de moi ? La laisser rester ? Les deux solutions présentent des avantages comme des inconvénients. A toi de choisir. Mais choisis bien... Le temps s'étire, lentement. Pour ma part, cela ne me pose pas de problème. La situation est trop originale pour que je puisse avoir l'envie de m'y soustraire. La voir se débattre entre cette méfiance réciproque qu'elle éprouve envers moi et son rôle de « mère ». Mère... Cette fleur des pavés, une mère ? J'avoue que je ne suis pas totalement persuadé de son aptitude à jouer ce rôle, même s'il semble que beaucoup en soient capables. Je plains à moitié le futur de cette enfant. Quel modèle, n'est-ce pas...

Et puis c'est à mon tour de me sentir surpris. Face à cette vérité qui m'avait échappé concernant la beauté de Maya, je m'attendais à ce qu'elle me rabroue ou, plus simplement, qu'elle l'ignore totalement. A la place, je la vois se décrisper comme je l'ai fait moi-même quelques instants auparavant. Si la petite a cet effet sur nous, et surtout de nous limiter à un échange aussi courtois que possible, j'ai encore une chance de ressortir de l'appartement vivant et en un seul morceau. Je sens que je pourrais détourner les yeux, par pudeur, mais le spectacle qu'elles offrent à elles deux est trop fascinant pour que je dispose de cette force morale. Une fois la gamine totalement livrée à ma vue, je me force cette fois à ne pas la rendre mal à l'aise. Mes prunelles n'insistent pas, se contentant de la couvrir brièvement avant de se retourner vers sa protectrice. Je tombe des nues lorsque j'entends parler cette dernière... Calme... Douce... Maternelle en somme. Malgré tous mes efforts pour dissimuler cette surprise, le résultat est là. Je n'arrive pas à cerner la créature que j'ai en face de moi. Et au bout de cette quatrième fois où nous nous retrouvons face à face, c'est encore déstabilisant. Elle a une profondeur qui ne devrait pas être... D'autant que je ne devrais même pas moi, être à la place où je me trouve. Mais ma confiance en elle étant limitée, la voir en face était la seule chose intelligente à faire. Et puis les excuses, bordel... les excuses...
Aussi digne soit l'attitude d'Ania quant à vouloir présenter clairement Maya, Nero n'en avait pas besoin. Autant la laisser tranquille, bien qu'il lui accorde un sourire plus durable. Elle ferait fondre n'importe qui pourvu qu'il fut doté d'un cœur
.

« Bonjour, toi. »

Me revenait forcément en mémoire cet appel qu'Ania avait pris en urgence, abandonnant temporairement son numéro de femme fatale dans le but de me convaincre de lui rendre ce service. J'avais eu du mal à reconnaître cette tendresse qui avait pourtant percé dans sa voix à cet instant-là. Maintenant que j'y voyais plus clair, j'avais effectivement du mal à imaginer qu'on puisse rudoyer une bouille d'ange pareille. Et l'ange se réveilla, débordant d'un enthousiasme sans doute propre aux gamins mais auquel je n'étais certainement pas habitué. Bon... Si elle demeurait près de nous, sa mère adoptive comme moi-même avions intérêt à baisser d'un ton. Un scandale certes, mais devant toutes les oreilles. Lorsque la lutine s'esquive, c'est sans ciller que mes iris se plantent à nouveau dans ceux de la jeune femme. Pression sur mon poignet que je ne lui ferais pas le plaisir de retirer malgré mes lèvres qui se sont crispées sous le choc. Sur la même ligne de voix qu'elle, je siffle entre mes dents.

- Déjà c'est tout dans ton intérêt de te calmer un bon coup et tout va très bien se passer tu peux me croire...

Saleté. Je ne suis pas ignoble à ce point-là. J'ai mes limites, et même si la tentation est grande avec elle dans les parages, je suis parfaitement en mesure de me contrôler. Je la suis à peine du regard, de profil par rapport à elle mais avec l'intention de conserver une parfaite distance de sécurité entre nous. Ne serait-ce que pour apaiser l'électricité qui bourdonne autour de nous. L'ouverture de la porte-fenêtre est également bienvenue, mais je n'ai pas le loisir d'y réfléchir plus longtemps que la petite revient avec la même discrétion, manquant de me faire sursauter au passage. Je dois mettre quelques secondes à comprendre ce qu'elle veut dire en me tendant des feuilles de papiers certainement réservées au dessin avant de libérer un rire spontané, entre la surprise et l'affection. Si machinalement j'attrape les quelques feuillets qu'elle me tend entre mes doigts pour lui faire plaisir, je dois me contenir pour ne pas manifester plus encore mon amusement. Mais la tigresse est là, et cela suffit à me couper net dans mon élan.

- Hum, tu es gentille mais je crois que ce ne sont pas exactement ces papiers-là dont je voulais parler à ta mère, Maya. Mais merci...

M'éloignant d'elle sans la moindre envie, je rejoins donc Ania sans pour autant m'asseoir à ses côtés. Non seulement je n'y ai pas été invité mais le geste même ne me tente pas. Trop de proximité derrière … C'est debout que je me plante devant elle. Je n'ai pas non plus envie de boire un verre, chose surprenante, et décline ainsi l'invitation d'un signe de tête plutôt sec à l'intention de la maîtresse des lieux. Cependant, malgré moi séduit par la simplicité de Maya quelques mètres plus loin, je n'ai pas le courage de l'ignorer. Elle ne le mérite pas, contrairement à d'autres.. Mon sourire revient, temporaire.

- Pas pour moi Maya, si tu y vas en tout cas.

Me concentrant à nouveau sur Ania, je lui désignai le dossier que je lui avais rendu.

- Désolé de brouiller votre emploi du temps, princesse mais sachez que je m'en serais tout aussi bien passé. Alors si vous pouviez m'accorder quelques minutes de votre précieuse journée...

Surtout rester posé. Ne pas dévier d'un pouce, conserver un ton on ne peut plus monocorde. Officiel.

- Vous êtes désormais dépositaire légale comme vous me l'avez demandé, et en possession d'un badge d'identité indiqué au nom de Maya Aya Demitryé. Vous trouverez aussi un contrat d'adoption parfaitement en règle. Antidaté de trois ans. En cas de contrôle de la part des Skulds, vous n'avez rien à vous reprocher. Je le jure sur l'honneur.

Ou du moins ce qui m'en reste. Et même si je ne suis pas non plus sûr qu'elle le mérite.

- Vous pouvez vérifier que toutes les pièces demandées soient présentes, et les informations inscrites correctes. Sachez que les documents que vous m'avez fournis au début de la procédure peuvent être brûlés par mes soins et pour plus de sécurité. A l'inverse, si vous préférez les conserver je suis en mesure de vous les rendre. En outre, j'ai tendance à préférer remettre ces papiers en main propre par précaution, si vous voyez ce que je veux dire.

Pause, la laissant ingérer ces informations.

- En cas d'interrogations de votre part, je suis ici également pour vous répondre.

Pour une raison qui m'est inconnue, je ne développe pas concernant le futur de nos relations. Sachant qu'elle est parfaitement capable de mettre les choses au point sur le sujet toute seule.

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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Ven 9 Sep 2011 - 17:19

Ania ressent l’hésitation de la petite fille devant le mot maître. Et en comprend immédiatement la raison. Si seulement l’avocat n’avait pas été présent avec elles, la catin aurait pu prendre le temps d’expliquer à Anamaya la différence des mots. Là, elle a les mains liées. Ne devinant que trop combien il ne repaie de les voir interagir. Si elle avait su que Néro était un tel voyeur, elle aurait fait en sorte qu’il reste pour assister à la partouze qu’il a si gentiment provoquée…

La catin décide cependant de réagir en sentant le malaise qui vient d’assaillir l’enfant. Elle répond à la pression de sa main en caressant doucement de son pouce les petits doigts crispés. Elle se penche à son oreille et murmure, après avoir entendu l’omission du « maître »


-Maya, Maître est aussi un terme que l’on emploie pour les avocats. Mais si le mot te dérange, dans ce cas là, tu dis Monsieur Uffingham. Pas juste Uffingham tout court.

Non qu’elle n’ait très envie que la grenouille soit spécialement courtoise avec l’intrus, mais la politesse et les manières de s’exprimer doivent s’appliquer à tous. Lui comprit. La fillette finit par s’échapper, permettant à Ania d’exprimer pleinement sa manière de penser au jeune homme. Ce qu’il ne laisse évidement pas passer.

Elle ne le giflera pas. Il ne mérite même pas cela. Non. Rien que sa froideur habituelle pour les gêneurs dans son genre. Néro la hérisse de tous ses pores. Qu’il ait osé forcer sa porte de cette manière n’aide pas à ce qu’elle garde son calme. Pourtant elle y parvient. Elle maintient des manières souveraines et altières. Il n’est pas dans son domaine là. Mais dans le sien. Pour qui se prend il?!


-Je vous le conseille, Maître Uffingham. Je vous le conseille vraiment.

Le tutoiement qu’il emploie à son égard est en élément de plus dont il se sert pour l’agacer. Elle n’en a que trop conscience et ne lui fera pas le plaisir de sortir de ses gonds. Mais bordel! Elle n’est plus la putain qu’il a louée pour une nuit! Et si jamais il avait la velléité de vouloir se glisser une seconde fois entre ses cuisses, il peut être certain que le prix serait bien plus élevé que la dernière fois. Cependant, elle ne refuserait pas. Les affaires sont les affaires et tous les Wyrds sont bons à prendre. En particulier les siens.

Elle s’assied et assiste au retour de la jeune demoiselle. Son cœur s’adoucissant considérablement devant les manières d’agir de la petite asiatique. Observant du coin de l’œil la réaction de Néro. Aya agit avec sa simplicité, sa joie de vivre et son naturel habituel. Un baume pour Ania. Si l’homme l’envoie balader sans autre, il dégage sans autre forme de procès. La ligne raidit de ses épaules parvient à se détendre un peu lorsqu’il ne fait pas mine de heurter sa Lune. Au moins, il a un minimum de sens civique à défaut d’avoir été correctement éduqué!

L’avocat revient vers elle. Restant debout, la dominant de toute sa stature. Refusant sa proposition et celle d’Anamaya. Que lui importe. Il s’agissait simplement pour elle de respecter les convenances. Cependant, Ania doit reconnaître qu’elle préférerait qu’il prenne place à ses cotés. Ça lui éviterait devoir arquer la nuque en arrière pour lui parler et le regarder. Elle dédaigne quelques secondes supplémentaires la présence de Néro pour répondre à Maya.


-Ma douce, je veux bien un verre d’eau. Mais cela peut attendre si tu préfères, il n’y a aucune urgence. Pas trop de sucre pour toi. Juste un jus de fruit, pas de soda, d’accord?

Cette fois, elle n’a plus d’autres excuses. Lentement, elle cambre la tête et croise ses prunelles avec celle de son ancien client. Le surnom n’est qu’une ironie de plus entre ses lèvres. Envie de le mordre au sang. Juste pour voir. Il arrêterait peut être cinq minutes de se foutre de sa gueule, comme cela? Cependant, le vouvoiement est revenu et l’attitude du jeune homme, ainsi que le ton de sa voix se sont modifiés. Ils entrent enfin dans le vif du sujet.

D’un geste de la main, Ania l’invite à poursuivre sans le quitter du regard. Océan sur ciel. Il pourrait vraiment être très séduisant si il n’était pas aussi con! Elle se passe volontiers de son commentaire sur son emploi du temps. Il ignore tout du peu de temps libre qu’elle peut passer avec la magicienne. Et la façon dont il empiète dessus ne joue vraiment pas en sa faveur.

Son attention revient à ses paroles. L’écoute pleinement. Ne joue plus. Ni avec ses nerfs ni avec lui. Ce qu’il aborde est bien trop essentiel pour son futur et celui de la lutine qu’elle a décidé de protéger coûte que coûte. Il a tenu parole. Entièrement. N’a pas profité de sa position. Néro a accédé à toutes ses demandes. Même les moins légales. Liant irrémédiablement son éthique professionnelle à la putain. Elle préfère ne pas imaginer sa réaction si il savait qu’il vient de l’aider à protéger une petite Ase. Ça, pour le coup, risquerait de lui faire perdre un peu de sa superbe! Néanmoins, elle ne mettra pas Anamaya en danger juste pour la satisfaction de lui damer le pion. Il devra l’ignorer. Toujours.

La jeune femme ne vérifie les papiers et les procédures que pour la forme. Certaine que tout a été parfaitement exécuté. Sans fausse note. Elle ignore pourquoi il s’est mis en marge de la loi pour elles, et elle ne le lui demandera certainement pas. Pas son problème. Elle a eu ce qu’elle voulait, le reste ne l’intéresse pas.

Un temps de silence alors qu’elle prend pleinement conscience de ce que signifies ses déclarations. Au regard du Quadra, Anamaya est en parfaite sécurité. Personne ne plus prétendre avoir la moindre autorité sur elle mis à part Ania. C’est un soulagement intense et sans faux-semblants qui l’enveloppe pendant quelques secondes. Oubliant durant ce laps de temps de dissimuler l’expression de ses prunelles qu’elle n’a jamais laissé dérivés de Néro. Lorsqu’elle reprend la parole, sa voix est à nouveau composée. Une partie de son irritation parait en avoir été gommée. Pas totalement néanmoins. Mais suffisamment.


-Tout me semble parfaitement en ordre. Je vous remercie. Non que j’en doutais.

Elle secoue la tête, réfléchissant à la deuxième partie des informations qu’il lui livre. Non. Ania n’a pas le moindre désir de le revoir. Il a déjà pris bien trop de privauté avec elle en ce qui la concerne. Pour sa part, il quitte l’appart et il dégage de sa vie. Au moins elle n’aura plus à subir ses manies arrogantes!

-Non, je préfère ne pas les conserver. Vous pouvez les brûler librement.

Elle n’a pas gardé de double. Pas besoin de dissimuler des papiers aussi compromettants. En particulier le test de sang falsifié. Lui, plus vite il sera détruit, mieux ce sera. Certes, ce serait un bon moyen de pression sur Néro si jamais elle en avant besoin, mais ce serait aussi une arme à double tranchant qui peut se retourner aussi facilement contre elle. Ania ne désire pas avoir une telle épée de Damoclès suspendue en permanence au dessus de sa tête. Avec un temps de retard, la jeune femme finit par laisser tomber.

-Merci pour le soin que vous avez apporté à ce dossier. J’espère que les 20 000 W que je vous ai envoyé couvrent les frais de vos prestations. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à me le dire et je vous vire la somme immédiatement.

Néro n’a jamais mentionné quel était le prix pour ses services. Et l’argent qu’elle lui avait envoyé n’était qu’un camouflet pour la soirée si douce qu’elle avait vécu par ses soins. Sicela ne lui convient pas, c'est le moment pour le dire! Parce qu'elle n'acceptera jamais qu'il ait fait ca gratuitement. Refuse d'avoir une dette envers lui La putain ne peut retenir un commentaire plus sournois. N’ayant pas oublié les manières de la pétasse qui lui sert d’assistante au Cos. Et certainement pas la façon dont elle l’avait considéré ce jour là. Non plus que la jalousie perceptible au fond de son regard. Est-ce qu’il la tringle? Probablement. En tout cas, elle, elle s’allonge quand il veut!

-Ou je peux les déposer au Cos, à votre… secrétaire. Paméla, c’est bien cela? Je suis sure qu’elle serait ravie de se charger de la paperasse pour vous… Je ne voudrais pas vous obliger à faire un autre aller retour à Sudri juste pour un tel détail. Vous devez avoir tellement d'autres choses à faire...

Et pas que de la paperasse. Le sourire d’Ania s’est fait plus profond à sa dernière remarque. Oui. S’inviter à nouveau sur son lieu de travail. Pourquoi pas. Je suis certaine que tu adorerais cela, chéri! Cependant, la fleur de pavé se relève et tourne le dos à Néro pour se diriger vers Anamaya. Effleurant un instant les cheveux si noirs qu’ils tendent parfois vers le bleu. Déposant un baiser sur son front alors qu’elle ne cesse de dessiner. Elle s’agenouille à ses cotés, attirant l’attention de la puce.

-Est-ce que tu as compris ce que monsieur Uffingham vient de dire, chérie? Tous les grands mots, les grandes phrases qu’il vient d’employer se résument à cela, ma douce. A partir d’aujourd’hui, si quelque un te demande ton nom, tu peux répondre en toute bonne foi que tu t’appelles Maya Demitryé. Les papiers qu’il vient de me donner signifient que, pour tous, tu es désormais ma Fille. Que je suis responsable de toi, et que je te protège. Toujours.



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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Ven 9 Déc 2011 - 15:58

Ça tourne et et ça tourne dans la tête de la petite gamine alors qu’elle tente de comprendre ce que le monsieur fait là… Cet Avocat… Aya mordille doucement sa lèvre alors qu’elle en cherche la signification…
Avocat c’est un truc qui se mange, mais le jeune homme n’a pas l’air très comestible, quoiqu’elle se demande si Ania n’a pas envie d’en croqué un morceau…
Non… Avocat c’est aussi un métier ! C’est ça, un métier, c’est… quelqu’un qui défends quelqu’un d’autre… un truc dans le genre… comme un super héros, sauf que ça à pas d’armes, mais des tas de livre. Elle ne sait pas si c’est très efficace pour aider mais si il est là pour ça, alors c’est qu’il n’est pas méchant.
Rassurée, elle grimpe sur un meuble de la cuisine pour attraper un verre, son esprit déjà afféré à autre chose…

Connerie. Conne.
Déjà ça ne doit pas être gentil. Vu le ton et la manière dont Ania l’a prit. Avoir l’air conne… Ce n’est pas des conneries... Elle se torture les méninges, maintenant qu’elle y pense, Hyoki aussi employait ce mot… Enfin un qui y ressemble : t’es vraiment con ou arrêtes tes conneries… Celui ci venait généralement quand il jugeait qu’elle avait fait une bêtise. L’autre s’était plus pour ses hommes… Si c’est un mot qui appartenait à Hyoki, c’était loin d’être une bonne chose.
Sans qu’elle s’en rende compte ses doigts se perdent là où le collier d’argent étreignait avant sa peau. Il n’en reste plus que quelques griffures cicatrices, mais elle frissonne quand même.
Avant de secouer la tête pour réprimer son angoisse au rang de souvenir.
Les deux verres en mains, elle descends à terre et va jusqu’au robinet, l’ouvrant pour faire couler l’eau. Ça l’amusait toujours de faire ça… c’était presque magique. Elle joua quelques secondes à arrêter puis relancer le jet d’eau avant d’enfin remplir les tasses.
Pas de soda, ça tombe bien, c’est loin d’être ce qu’elle préfère… Les bulles lui piquent le nez et gargouille ensuite dans sa gorge…

Elle se dépêche de revenir, en essayant de renverser le moins possible sur le chemin. Elle tends fièrement le verre à sa mère et pose le sien par terre, reprenant de suite un des crayons en mains.
Dès qu’elle commence à dessiner, elle en oublie la discussion des adultes qui lui semblait si palpitante quelques secondes auparavant.
Le dessin… c’est tout en monde pour elle, un monde qu’elle invente et qui se plie à son bon vouloir, un monde dans lequel les sentiments sont faciles à exprimer puisqu’ils se voient, facile à comprendre aussi. Un monde avec plein de couleur, tellement loin de ce qui lui servait de chambre chez Hyoki.
Un monde à son image, à la fois minuscule puisqu’il tient sur un bout de papier, mais tellement grand que son esprit ne suffit pas à le contenir. Il faut toujours plus de détail, l’agrandir sans cesse, coucher tout ce qui lui trotte dans la tête et couvrir la feuille blanche.

Quelques brides de la conversation, c’est tout ce qu’elle perçoit de ce qui l’entoure, elle s’enferme dans une petite bulle, qui finit par éclater quand sa mère lui embrasse le front. Elle sursaute par habitude, lâchant son crayon, ayant du mal à s’habituer à la douceur. Ses premiers réflexes sont toujours ceux de la défense face à la violence.
Elle se reprends cependant bien vite et lève les yeux vers la putain, mettant quelques secondes à redescendre sur terre.

Elle secoue la tête à la question de sa mère, non elle a rien comprit à ce qui s’est dit, et pour cause, elle a rien écouté.
Elle relève son regard électrique vers la jeune femme et ses bras passent autour de son cou alors qu’elle commence à parler. Elle referme les yeux mais les réouvre aussitôt aux paroles qu’elle entends.

-C’est vrai, c’est pas des conneries ?!


Pour le coup, elle est toute fière de ressortir un mot qu’elle vient tout juste d’apprendre. Et en plus, elle est quasiment sur qu’elle la sortie dans le beau contexte…

Son petite cœur bat à la chamade tant la nouvelle la réjouit.
Elle se serre plus fort contre Ania, alors qu’elle percute doucement… Si elle est sa fille… ça veut que maintenant…

-Ania est la Maman d’Aya !!!


Elle enfouit la tête dans le cou de la putain, sourit doucement.

- Maman...


Elle le répète encore, juste pour s'assurer de la réalité de ce mot.
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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Ven 9 Déc 2011 - 19:40

Princesse est très loin d’impressionner, même dans son fief sudrite. J’attends simplement qu’elle soit satisfaite avant de pouvoir me tirer d’ici. A cet instant, il m’en faut plus pour me faire perdre mon calme. Et puis te voir les nerfs à vif est assez amusant, tout compte fait. Je comprendrais presque ton caractère de chieuse, sans être prêt à descendre aussi bas que tu ne l’es déjà. Mes doigts pianotent sur mes bras. Accélère le rythme, j’ai pas toute la journée… Je lève les yeux au ciel lorsqu’elle prend une voix on ne peut plus mielleuse pour s’adresser à la gamine. Non mais elle se croit où ? A la petite école ? Je secoue la tête, dépité. Cette comédie est d’un gaguesque… Tant que t’y es va le lui servir toi-même son jus de fruit… Et pas un verre trop plein, hein ?
Fort heureusement, elle ne m’interrompt pas avec d’autres d’inepties tandis que je lui annonce que ce qu’elle a désormais entre les mains est tout bénéf’ pour elle. Je la regarde vérifier deux ou trois feuilles sans ciller, et surtout sans me formaliser. Je ne fais pas partie de ceux qui pressent le client à tout prix comme une orange. Le professionnalisme, ça s’applique jusqu’au bout, et à sa place je veillerais tout à autant à ce que le compte y soit. Et par-dessus tout, étant donné que je fais ça gratos … Gratos, bon sang. Je m’en mordrais la langue, sans pour autant regretter d’avoir balancé au feu ses putains de Wyrds. Tant pis. Ca m’aura pas coûté des masses de temps et d’énergie. C’est juste le principe qui gratte un peu … Je ne m’intéresse plus au décor de son appart’. Rien à fichtre. Je veux juste avoir sa bénédiction, balancer mes foutues excuses et me tirer hors d’ici pour retrouver un air plus sain. Avoir l’odeur personnelle de la jeune femme dans les narines en permanence commence à me mettre mal à l’aise. Pas l’habitude. D’ordinaire, on voit ce genre de choses dans un bureau. Mais pour faire venir Princesse jusqu’à Nordri, ç’aurait été encore un beau bordel… Toutefois, je peux discerner le soulagement apparent qui est sien lorsqu’apparemment tout s’annonce bien pour elle et la petite. Qu’est-ce qu’elle croyait .. ? Je m’y étais engagé à le lui rendre, son dossier … Les regrets viendront plus tard, mais pour le moment, ce qui était fait était fait.
Elle reprend la parole, me remercie. Remerciement que je décline d’un mouvement de la main. Tiens… Elle n’avait donc aucun doute ? Bien que cela semble un peu difficile à croire, je ne relève pas, n’ayant pas la moindre envie de pinailler pour le plaisir. J’acquiesce à ses dernières volontés.


« Très bien. Dans quelques jours, les documents d’origine auront disparu. »

Et au moins, ça me donnera l’occasion de me livrer à mon petit feu de joie régulier tout en faisant un peu de ménage dans certains papiers, ce qui ne fait jamais de mal. Quelque part, je suis rassuré de sa décision : la plus sage de toute évidence – moins de chance que cela ne me retombe dessus – et plus d’obligation de revoir la traînée. Je rajuste ma veste, manifestant mon impatience de partir sur ces charmantes entrefaites. Non. Ce cocon douillet donne une image trop fausse de l’idée que je me faisais du chez-soi de Demitryé. Et je n’ai pas envie de me questionner des heures à ce sujet. Elle a eu ce qu’elle voulait, j’ai rempli mon devoir : fin de l’histoire. Deuxième remerciement. C’est qu’elle est tenace, la bougresse.

« Je ne vois pas ce que les remerciements viennent faire là… courtoisie, ou non. »

Et ce n’est pas la peine de retourner le couteau dans la plaie, « merci ». J’aurais dû t’envoyer sucer quelqu’un d’autre, pour le coup. Un sourire de circonstances orne mes lèvres.

« Vos Wyrds ? Hum… Ils ont dû se perdre en route, désolé. »

J’accepte pas ce genre d’argent. Dommage. A la mention du COS, j’hausse un sourcil. Parce qu’elle oserait revenir traîner autour de MON bureau ? No way.

« Non, je ne pense pas que vous ayez besoin de faire le déplacement jusque-là, Miss Demitryé… Ma secrétaire aura probablement autre chose à faire, qui plus est. »

Je ne porte pas une estime particulièrement magistrale à Melissa. C’est une bonne secrétaire, un peu coincée, un peu première de la classe mais tant qu’elle fait bien son boulot – ce qui est le cas –, je me fiche du reste. Et ce genre de fille est toujours moins problématique que celle que j’ai en face.

« Néanmoins, je suis touché par votre … sollicitude. »

Ou foutage de gueule, au choix. T’en fais pas, beauté. Si je reviens jusqu’à Sudri, c’est pas uniquement pour tes beaux yeux. Jamais.

« Les affaires m’appellent également à Sudri, ma chère. Mais oubliez cette histoire de W., voulez-vous ? »

Bon, tu me laisses partir oui ou merde … ? Apparemment, Princesse a fini de débiter ses salades et s’est relevée. Et c’est reparti pour les mièvreries… Je n’ai aucun souci concernant l’affection entre une mère et sa fille. Mais être le spectacle de CA, c’est au-dessus de mes forces. «Chérie »… « Ma douce … ». Arrête de te donner un rôle pour te persuader que tu existes, c’est bon. Je ne retiens qu’à moitié un soupir d’ennui. Ca l’aurait tuée d’attendre deux minutes pour lui faire sa déclaration d’amour le temps que je m’en aille ?
J’évite de fixer mon attention sur l’enfant. Ces petites choses, on s’y attache trop vite pour demeurer totalement neutre. Or, je refuse de m’impliquer plus que je ne l’ai déjà fait. Pas d’attachement, pas de marque d’affection, rien. Oui, elle est mignonne, oui tout est bien qui finit bien, etc. Mais ces yeux … D’où est-ce qu’elle peut tenir des yeux pareils ? C’est la première fois que j’en vois de semblables sur une typée asiatique. Ma tante la première les avait d’un noir de jais. Alors bleus… Je tourne aussitôt la tête lorsque la gamine a la sublime idée de reprendre mes termes.
Voilà. CA, c’est aussi une raison pour laquelle je n’aurais jamais de gosses. Ca entend tout, ça fouine partout, et ça vous la fout mal. Bingo. Il était vraiment temps de partir… Par ailleurs, qu’on ne me demande pas d’éprouver la moindre émotion pour le ressenti de la gamine. Tain mais elles vont revenir sur terre là oui ou non ? Ecoeurant.


« Bon, désolé d’interrompre votre séquence au pays des merveilles, mais j’ai à faire… »

Vas-y, Princesse, jette-moi un de tes fameux regards outrés. Je regagne l’entrée, inspirant un bon coup. Bon. Tes excuses. Si je ne le fais pas maintenant, ce sera jamais.

« Démitryé, une dernière chose. »

J’attends qu’elle ait relevé les yeux vers moi pour lui déclarer d’une traite.

« Mea culpa pour la dernière fois. Tu as payé ce soir-là. Pas de dette. »

Et si ça te plaît pas, c’est pareil. Dans tous les cas, 20 000 m’auraient suffi. Je les ai balancés, c’était mon choix. Affaire classée. Je n’attends pas davantage d’assister à une énième séquence émotion pour sortir de l’appartement et refermer derrière moi. Aussitôt, le silence revient et surtout : l’air frais. Avec l’indéniable soulagement et impression d’en avoir fini avec la Demitryé.

Plénitude.

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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Mar 13 Mar 2012 - 13:52

Uffingham est agacé. Ania est agacé. Il avait vraiment besoin de se pointer chez elle pour lui donner le badge de sa fille? Sérieusement? Non, malgré le temps qu’il s’écoule depuis qu’il s’est imposé dans son appartement, la putain ne parvient pas à décolérer. La seule qui parait insouciante, c’est sa puce. Cependant, elle doit admettre un soulagement réel à savoir que d’un point de vue légal, Anamaya est maintenant pleinement protégé.

La petite revient déjà avec un verre d’eau, le tenant avec un tel luxe de précaution qu’elle ne peut retenir un sourire. Oubliant pour un temps la présence sourde de l’avocat à ses cotés. Elle se moque pleinement de ce qu’il peut penser. Les relations qu’elle entretient avec sa fille, la manière dont elle s’adresse à Maya ou pas, cela ne le regarde pas! La jeune femme prend le verre d’eau des petites mains et en boit une gorgée


-Merci ma douce.

Déjà le dessin reprend ses droits et vole la fillette au monde qui l’entoure. C’est une passion qu’Ania encourage autant qu’elle peut. La société qui les entoure est un fardeau de laideur et la putain a bien conscience de ne pas être de celles qui contribuent à l’améliorer. Alors si Aya, par son imagination peut lui offrir d’autres couleurs, d’autres nuances, elle ne saurait la décourager. Et au moins, elle prête moins attention aux deux adultes qui se déchirent au-dessus d’elle.

Il parait pressé de s’en aller. Ça y est? Il a eu son content de curiosité malsaine, il a fini sa visite : « une pute dans son habitat naturel »? Ça ne l’amuse plus? Sa mâchoire se crispe. Bien loin d’elle l’envie de le retenir plus qu’il ne le faudrait. Néanmoins, les remerciements qu’Ania lui offre n’ont rien de surfait. Pour une fois, elle se montrait sincère avec lui. Il n’a pas conscience de la portée de son geste ni de l’importance des documents antidatés. Pas pour elle. Pour Anamaya. Et qu’il les rejette d’un revers de la main, d’une manière aussi insouciante, quelque part… ça rajoute à son irritation. Croit il vraiment qu’elle souhaite lui devoir quoique ce soit? Pas tout à fait non. Néanmoins, elle ne fera pas l’erreur de tenter de les réitérer.

Un froncement de sourcil un peu étonné. Ses Wyrds se sont perdus en route. Bien sur… et la marmotte? Après tout, elle a envoyé l’argent. Ce qu’il en a fait ensuite. Ce n’est pas son problème. Il les a plus que mérité, ces 20 000 là. Non seulement pour un dossier qui parait être complètement verrouillé et d’un professionnalisme parfait, mais aussi pour son petit extra dans la carrière de proxénète. Maintenant si il ne désire pas être payé d’avantage, ce n’est pas elle qui va s’en plaindre. Même si il suffirait d’une passe ou deux pour couvrir ses frais. Du moins elle pense puisqu’elle n’a aucune idée de ses tarifs réguliers. Il n’a cessé de noyer le poisson à ce sujet là. Cependant, elle se permet un sourire amusé. Tiens? Il ne veut pas qu’elle revienne à son bureau? Comme c’est étrange. Elle aurait pu juré qu’il avait A-DO-RE sa présence sur son lieu de travail. Néanmoins, avec un des rares moment de bonne foi qu’elle s’accorde, elle doit reconnaître que cela n’avait pas été une idée très inspirée. Cela a provoqué une escalade dont elle se serait bien passée après. Tant pis. Trop tard.


-Puisque vous le préférez ainsi, cela ne me pose pas de problème. Je m’en serais voulu de déranger votre agenda.

Elle s’agenouille près de la petite fille, la prenant dans ses bras, le temps de lui expliquer ce qui vient de se passer. Ne s’attardant que très peu sur la présence de l’avocat derrière elles. Il sait où se trouve la porte si il souhaite quitter les lieux. Plus prosaïquement, elle aurait préféré qu’il se barre de lui-même au lieu de rester là. Ce moment n’appartient qu’à Aya et elle. Pas à lui. Même si il en a été le vecteur indispensable.

Les premières paroles de l’enfant lui font relever la tête. La Fille du vice incline la nuque sur le coté. Plongeant ses prunelles dans celles de Néro, le fusillant du regard. Il avait vraiment besoin d’apprendre de tels mots à la gosse?! Elle a bien le temps de les connaître par elle-même. Silencieusement, elle articule
:

-Bravo!

A son intention. Non mais sérieux! Il ne sait pas que les enfants adorent ressortir les termes qui s’ajoutent à leur vocabulaire? Il est complètement autiste par moment! Elle reporte son attention sur Anamaya, murmurant à son oreille.

-Non ma magicienne, ce ne sont pas des Bêtises.

Elle sent l’émotion qui s’empare du corps de la fillette et resserre son étreinte sur sa taille. La prenant pleinement dans ses bras. Cette fois, Néro disparaît du paysage. Son propre cœur se réchauffe au Maman qu’emploi Maya. La submergeant dans une vague de chaleur et de tendresse. Sa mère. Elle est vraiment devenue sa mère. Plus rien ni personne ne pourra contester ce fait. Jamais.

-Oui. Pour toujours. Quoiqu’il arrive, tu seras toujours ma fille et je serais toujours ta maman
.

Sauf que.. .quelle espèce de Mère peut bien faire une Pute? Comment est ce qu’elle va pouvoir élever sa fille dans de bonnes conditions avec un mode de vie tel que le sien? Ce n’est pas la première fois qu’elle se pose de telles questions cependant elle n’a pas envie de s’attarder sur les douloureuses réponses qui vont en découler. Un vague signe de la main en direction du jeune homme lorsqu’il déclare qu’il doit vraiment repartir. Oui, oui, c’est ça, ciao et bon vent! Pour le coup, elle ne prend pas la peine de le regarder partir. Il n’aura qu’à refermer la porte derrière lui et basta. Ce n’est pas nécessaire d’en faire tout en fromage. Tu as déjà fait une belle entrée, pas la peine de me prendre la tête pour ta sortie, Diva! Sauf que Non. Ça ne lui suffit pas. Et un petit quelque chose dans le ton de sa voix alerte Ania qui finit par se redresser un peu, sans pour autant libérer Aya de son étreinte.

Douche froide. Le sens de ses mots pénètre lentement dans son esprit. Avant qu’elle ne comprenne à quoi il fait allusion. Son regard s’écarquille de stupeur. Mais Bordel de putain de merde! Ce n’est pas possible d’être aussi CON! Comment a-t-il pu oser un truc pareil? Il a fallu qu’il fasse cela devant Anamaya! Elle ne capte qu’à peine qu’il s’agit d’excuse. Complètement obnubilée par les radars de sa fille. Déjà il s’éloigne et sort de l’appartement. La catin dépose un baiser sur la joue de sa puce.

-je reviens tout de suite, d’accord?

Elle se relève et rend sa liberté à Anamaya avant de franchir la distance qui la sépare du salon à l’entrée en quelques pas nerveux. Ania referme la porte de l’appartement derrière elle. Priant pour que la gamine reste dans le salon au lieu de laisser libre cours à sa curiosité légendaire. Fébrilement elle cherche des yeux l’avocat pour découvrir sa silhouette qui s’efface déjà dans les escaliers.

-Attendez!

La jeune femme ne sait pas si elle est furieuse ou non. Elle est dans un tel état de nerf, qu’elle a du mal à réfléchir. C’est le cas depuis qu’il s’est invité chez elle d’ailleurs. Elle le rattrape, le contourne et se plante devant lui. Lui interdisant un pas de plus à moins de vouloir la bousculer délibérément et elle ne croit pas qu’ils en soient à ce stade là.

-Mais bordel! Vous êtes timbrés ou quoi?!

Sa main agrippe son avant bras sans même qu’elle ne réfléchisse le mouvement. Ses ongles s’enfonçant dans le tissu épais de son manteau. Ses cheveux encore légèrement humides dansent sur ses épaules au rythme de sa respiration précipitée, du tumulte qui lui résonne encore aux oreilles. Ses iris ont pris une nuance d’un bleu plus profond, plus soutenu. Ses pommettes sont rougies par l’afflux de sang, contrastant avec l’albâtre naturel de sa peau.

- Plus jamais vous ne me faites ça! Plus jamais vous n’évoquez… cet… incident devant Maya. Même à mots couverts. Ou quoique ce soit qui se rapporte à mes… activités professionnelles. C’est une enfant… dont la curiosité n’a pas de bornes. Qui se pose déjà bien assez de questions comme ça. Et je n’ai pas envie qu’elle commence à avoir trop d’interrogations.. Sur… certains… sujets.

Est-ce que c’est trop demandé de vouloir protéger encore un peu sa fille de sa réalité sordide? De ne pas vouloir la plonger dans l’univers glauque et malsain de sa mère? Certes… en soit, le jeune homme n’a rien dit de vraiment catastrophique. Il a choisit des termes mesurés, neutres. Mais il ignore tout de la manière dont Aya « sent » les choses. Dont elle peut réagir aux plus infimes informations. Et Ania se sent démunie face à cet aspect. Le fait que ce soit encore lui qui serve de catalyseur n’est pas pour l’apaiser.

-Je pensais que pour un avocat, vous auriez plus de jugeotte!

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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Dim 18 Mar 2012 - 17:41

Une fois sur le seuil, j’inspire profondément et fronce les sourcils. Tout cela manque foutrement de normalité. Parce qu’avec elle, rien ne semble simple. Tout est pourvu de manœuvres à la con, de détournements, de langues de vipères et autres fadaises. Je compte sur les doigts d’une main les fois où je me suis rendu au domicile d’un client. En outre, c’était toujours pour des affaires bien plus conséquentes. Jamais un dossier d’adoption, même trafiqué… Je n’aime pas ça, mais je préfère enterrer pour aujourd’hui cette histoire qui me turlupine. Elle sera toujours là au réveil dès demain. Je me rends compte que je me suis adossé à la porte. Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi… ? Depuis quand je renonce à 20 000 wyrds aussi facilement… ? Juste par fierté. Cependant, si les excuses furent difficiles à mettre en pratique, je me sentais soulagé. Non pas au niveau de ma conscience – concept émoussé depuis pas mal de temps -, mais cette fois je ne lui devais plus rien. Et j’espérais réellement ne plus avoir affaire à elle. Ce genre d’emmerdeuses n’apportait rien dans une carrière. Et encore moins Elle. Je me redressai et commençai alors d’un pas plus sûr à descendre les marches une à une. Même si l’atmosphère était déjà plus respirable sur le palier, il me fallait celui du dehors. Vraiment. Se détacher : la clé. Ne pas s’impliquer plus que nécessaire, alors même que j’avais déjà transgressé des règles élémentaires sans justification valable à mes yeux. Croyait-elle vraiment que j’en avais quelque chose à foutre de ses regards à la con ? Que ses remarques et ses leçons de vie m’importaient de quelque façon que ce soit ? Je lui souhaitais bien du courage avec la gamine. Même si c’était de la folie furieuse. Une pute de luxe et une gamine de huit ans. Ma foi. On verrait bien ce que tout cela donnerait dans dix ans… Un sourire malsain se perchait sur mes lèvres à cette seule pensée. Et puis dans dix ans, Demitryé ne serait peut-être même plus là pour constater le résultat de cette entreprise foireuse d’avance. Pourquoi j’avais dit oui, déjà… ? Un cri et une voix désagréablement familière jouxtée à un violent bruit de porte qui s’ouvre puisse referme manqua de me faire rater une marche. Dans un soupir, je sifflai entre mes dents, agacé, et relevai les yeux vers elle.

« Quoi, encore ?! »

C’était pas encore assez ? Si j’avais cru que la Demitryé réagirait sans broncher à mes excuses, c’était foutu d’avance. Et je ne m’arrêtai pas de descendre, bien qu’ayant légèrement ralenti l’allure. Un bruit de pas précipités m’indique qu’elle me suit, et je n’en fais pas cas, continuant ma descente, le visage fermé. Qu’elle aille se faire foutre. Elle ne doit pas manquer de prétendants pour ça, et j’ai autre chose à faire que de rester dans cet immeuble puant. C’était sans compter son caractère buté qui m’insupporte tout particulièrement. Je l’entends se rapprocher, et ce simple fait m’échauffe encore davantage. C’est au niveau du deuxième étage, sur le palier qu’elle parvient à me barrer le chemin. Mauvaise idée. Mes yeux oscillent dans son dos, là où une volée de marches aurait pu lui déconseiller un tel mouvement si elle était capable de faire fonctionner ses neurones. Je serais bien en peine de connaître son réel sentiment du moment. Le plus puissant, disons. Les cheveux épars, le cœur probablement battant, le mien en revanche, est on ne peut plus clair : mépris silencieux qui ne s’exprime que par le biais de mon regard, profondément las de la trouver devant moi. Je me fais violence pour demeurer parfaitement immobile, plus tendu encore qu’elle ne se l’imagine. Narquois, je la narguais sans mot dire. Qu’est-ce qu’il y a, Princesse ? Tu n’as pas encore épuisé ton stock d’inepties ? Son éclat de voix me laisse de marbre. Mais ça, c’était avant qu’elle ne saisisse mon bras. Et ça, il en est hors de question. Je peux sentir ses griffes par-dessus ma veste, même si elles sont loin de provoquer une quelconque douleur. Sèchement, je me recule d’un pas, crachant plus que je ne parle.

« Je ne te permets pas... »

Elle parle, j’écoute. J’éclate de rire après avoir laissé passer un silence. Et mon sourire ne s’en raffermit qu’un peu plus. Gosh… Si j’avais su que te mettre dans un état pareil trouverait finalement un écho en moi, aussi futile soit-il, j’aurais mis les bouchées doubles. Et dire que j’avais réussi sans le vouloir en plus. Pour le coup, je me rapprochai d’elle à nouveau, baissant la voix. Si la putain n’a cure du quota minimum de discrétion à avoir avec des voisins, il n’en est pas de même pour moi. Je ne suis pas surpris, de toute évidence. Il n’y a pas de raison qu’elle soit différente des autres. Grande gueule.

« Oh je vois … On n’assume pas ? Tu as la trouille qu’elle comprenne avant son dixième anniversaire, ou tu lui donnes simplement six ou sept mois ? »

Je n’aime pas l’idée qui m’atteint en cet instant. Une idée qui, pour une fois, me place directement aux côtés de Maya. Et c’est une mauvaise chose. Une très mauvaise chose.

« Ecoute-moi bien, Princesse… J’ai beau être dans ta foutue ville, ça ne change pas la donne. Je n’ai pas à surveiller ma langue plus que nécessaire. »

Je suis presque secrètement heureux de la voir confrontée à un tel cas de figure. Elle ne mérite pas moins.

« Ma pauvre amie… Si tu crois que tu pourras jouer longtemps à la parfaite mère de famille, tu te gourres. Tu te gourres à un point que tu n’imagines même pas. »

Et pour le coup, l’ironie a disparu de ma voix. Je pense ce que je dis. Les enfants sentent cela. Les enfants voient, entendent et sentent tout ce que les adultes, avec des trésors de discrétion et d’ingéniosité tentent de leur dissimuler. Je sais ça.

« Tu auras beau tisser autour de toi un soi-disant voile de respectabilité… Ta gamine le saura… A l’odeur. »

Moi-même ne remarquai qu’au bout du compte à quel point j’avais insisté sur ce dernier élément. Le moindre détail flanchant, et tout s’effondre.

« Alors mes mots couverts, comme tu dis… ? C’est que dalle. »

Pourquoi … est-ce qu’à chaque fois que je retrouve Demitryé face à moi, l’envie de la gifler se fait-elle à ce point irrépressible ? Un grand mystère que je n’éluciderai jamais.

« Un avocat qui manque de jugeotte, une putain qui se déguise en bonne sœur … On fait la paire. »

D’un coup d’épaule, je la contourne et reprends ma descente, craignant de ne pas conserver mon calme si j’aperçois une fois de plus ses yeux dans les miens. J’élève à peine la voix :

« Et la prochaine fois si j’étais toi j’éviterais le coup du dos à l’escalier… »

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MessageSujet: Re: Quelques comptes à rendre ... [ Ania & Aya ]    Dim 6 Mai 2012 - 19:55

La curiosité est un vilain défaut. Anamaya à déjà entendu cette phrase quelques part, même si elle ne sait plus vraiment où, si ce que cela signifie vraiment. Elle saisit la connotation péjorative, mais cela s’arrête là. Elle hésite, debout au milieu de la pièce, son regard unique se pose tour à tour sur le dessin qu’elle a commencé, et le chemin qu’a suivit sa mère. C’est dur de se museler à la sagesse quand tout son corps entier brûle sous les questions. La petite à soif d’aventure, et elle sait que les réponses en sont souvent synonyme…
Ses petits doigts se serrent autour du crayon qu’elle vient de reprendre alors que ses pensées s’affolent. Ania s’est tendu directement après les dernières paroles de l’avocat « Mea culpa pour la dernière fois. Tu as payé ce soir-là. Pas de dette »
Si elle ne comprends strictement rien à la première partie, la dernière lui parle. Une dette, elle sait ce que cela signifie. Hyoki disait qu’elle avait une dette envers lui. Qu’il l’avait nourrit, élevé, et qu’elle lui était redevable pour ça. Qu’utilisé son don était un moyen pour elle de le rembourser.
De payer sa dette.
Avant même de savoir que l’on pouvait acheter avec de l’argent, Aya savait que l’ont pouvait acheter avec sa personne. Donner de soit pour rembourser. Sauf qu’Ania n’a pas de don. Elle n’est pas comme elle. Alors avec quoi avait elle bien pu payer le jeune homme ?
Quelque chose qui ne doit pas être agréable, vu le tressaillement qu’elle a pu sentir… Elle trace quelques traits assurés sur sa feuille, mais la bulle ne se referme pas. Elle n’est pas à ce qu’elle fait…
Alors à quoi bon continuer ?
Son crayon se pose sur le sol, et elle se relève. L’envie de comprendre étant plus forte que tout le reste.

C’est sans aucune difficulté qu’elle a ouvert la porte, et c’est tout en silence, qu’elle la referme, emboitant le pas aux adultes. Par instinct, elle devine qu’il vaut mieux pour elle qu’elle ne fasse aucun bruit. Elle se hisse sur la rembarde des escaliers et se laisse glisser jusqu'à ce qu’ils soient à porté de regard. Elle se dissimule à leur vu, et se cale confortablement, espérant finalement comprendre le lien qui semble y avoir entre l’avocat et la jeune femme.
Elle arrive lorsque c’est au tour du maître de prendre la parole, et le ton qu’elle perçoit dans sa voix lui hérisse le poil avant même qu’elle ne cherche à comprendre le sens de ses mots. C’est bas, c’est petit, c’est mesquin et perfide. Son intonation suinte d’ironie, d’amusement et de bassesse. Il veut faire mal à sa mère, elle n’en doute pas une seconde, et pour ça, il utilise les mots. Elle qui le prenait pour un défenseur…
La colère s’efface à peine sous les questions qui déboulent. Pourquoi ? De quoi peuvent ils bien parler ? Qu’est ce qui se passe ?
Elle peine bien à se maitriser, bien peu habitué à tous les sentiments qui l’animent depuis qu’elle est ici.

Puis vient les dernières phrases. Et Aya percute. Putain… ça, elle connaît. Hyoki en avait à sa solde, et il lui arrivait d’en croiser.
Les putains se vendent… Elle se font payer pour leur corps, et réglait ainsi les dettes qu’elles avaient envers son ancien bourreau. Mais ça n’a rien à voir, hein ? Elle doit se tromper, ce mot doit être à double sens aussi. Il doit vouloir dire autre chose, comme maitre, ou comme tout un autre paquet qu’elle apprend jour après jour. Ania ne peut pas appartenir à ce monde sombre et glauque qu’elle connaît depuis son enfance. Ania est bien autre chose. Elle est lumière, elle est au dessus de tout ça. Elle est tellement différente… Rien de ce qui la touche ne peut être aussi sale.
Ce n’est pas le faîte que sa mère vende son corps qui la gênerait, elle s’en moque à vrai dire, n’y voyant pas le mal puisque sa morale n’est pas la même que ce que voudra la conscience générale, non, ce qui la gêne, c’est que ce monde soit rattaché à celui de Hyoki.
Elle secoue la tête, déjà sur le qui vive, son petit cœur battant à tout rompre.
Alors à la menace cachée du jeune homme, ou en tout cas, au moment où elle perçoit son comportement comme telle, elle bondit. Il a reprit sa marche, mais elle ne tarde pas à le rattraper, logique, elle utilise la rampe pour glisser avant de pratiquement sauter aux pieds de l’avocat.

Son regard atypique semble presque se mouvoir, s’animer d’une vie qui lui est propre, elle sent l’élan caractéristique de son don commencer à picoter son crâne, mais elle le contrôle assez pour qu’il ne fasse pas des siennes. Elle le plonge dans le regard du jeune homme, n’ayant aucun mal à se rappeler de ce qu’elle a entendu. Elle aurait tant à dire, mais elle ne maitrise pas les subtilités du langages, et est très loin du niveau atteint par les deux adultes. Alors elle se contente du minimum, juste de faire ce qu'elle est capable de dire.

- Aya demande pas à Ania d’être une maman parfaite… Aya elle a rien demander à Ania… mais Ania elle est quand même là, et elle fait tout aussi bien qu’elle peut…


Elle se fait un devoir de défendre celle qu’elle voyait comme sa mère, bien avant qu’un avocat ne vienne ne le confirmer. Avocat qu’elle est loin d’apprécier au vu de son comportement.

- Il est méchant. Aya elle ne veut pas savoir pourquoi il est méchant… Mais Aya ne veut plus le voir, surtout si il vient pour dire des conneries pareilles .


Et sur ses mots, elle remonte les quelques marches qui la sépare de sa mère et se serre aussi fort qu’elle le peut contre elle.
Parce que un câlin, ça fait toujours du bien… ça la gamine en est persuadée.
Elle ne se soucie plus du jeune homme, à ses yeux, il est déjà partit.
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