Walhalla

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 Lillo Carmine Santadi

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Lillo Santadi

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Date d'inscription : 27/01/2012
Messages : 86
Localisation : Westri

Emploi : Don de la Famiglia Santadi

MessageSujet: Lillo Carmine Santadi   Ven 27 Jan 2012 - 22:36

L ' I D E N T I T E



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(c) Signorina Gillian

    NOM : Santadi
    PRENOM : Lillo Carmine
    AGE : 52 ans
    RACE : Vane
    EMPLOI : Don de la Famiglia Santadi
    LOCALISATION : Westri
    Etat face au Virus : Porteur sain


L ' E S S E N C E



A L L U R E - G E N E R A L E



    1m76 pour 65, peut-être 70 kilogrammes. Râblé, buriné comme tous les gens de sa race, c'est un dur, un noyau d’airain sur lequel vient se briser toute intempérie. Le masque de l'intransigeance et d'une discipline de fer occulte tout sentiment plus humain. Le brun profond de son regard témoigne d’une force de volonté inébranlable ainsi qu'une propension à la violence quasi instinctive.

    Dur, frêle, presque fragile. La canne qui l’accompagne en toutes circonstances est le témoin objectif des difficultés qu’il a connues. Même s’il s’efforce de garder un port digne et une démarche souple, cette troisième jambe lui est maintenant indispensable. Il ne faut pas croire l’homme diminué une fois passé son demi-siècle d’existence terrestre : cet accessoire est peut-être la preuve que l’homme aime être sous-estimé. En 2099, des ragots ont couru comme quoi le Parrain en personne aurait rossé trois jeunes Vanes qui avaient manqué de respect à une femme dans la rue. Bien sûr, rien n’a été prouvé, mais l’état déplorable dans lequel les jeunes ont été transportés à l’hôpital a alimenté bien des rumeurs.

    De son port et sa démarche émanent les manières polies et correctes enseignées par ses parents, mêlées à une correction linguistique exemplaire. Il n’a pas le port altier ou les manières trop lisses qui trahiraient son origine modeste. Son maintien est droit sans être affecté et il ne nourrit aucun complexe de ses gestes parfois secs, toujours dénués de fioritures. Amateur de beaux costumes, on ne le verra jamais porter une de ces frusques des tailleurs à la mode de la Haute Société. Bien au contraire, il préfère le charme discret d’un sur-mesure confectionné par quelque obscur artisan amoureux de son travail. Il affectionne les coupes cintrées qui soulignent les formes entretenues d’un corps toujours aiguisé et alerte. Lillo fonctionne de même en matière de cravates, nœuds papillons ou chaussures. Peu porté sur le ”luxe”, il l’est en revanche sur le ”beau” et le fonctionnel: sa vieille tocante, aussi précise qu’ancienne, trahit peut-être un sentimentalisme un peu exagéré pour les vieilles choses et un goût certain pour la fiabilité.

    Son goût le porte surtout vers les costumes sombres rayés d’argent. Il aime également les manteaux de laine fine et les chaussures de cuir aux fioritures minimales. Les seules concessions à la coquetterie semblent le pommeau d’argent massif de sa canne, le nacre de la crosse de son revolver, l’énigmatique anneau d’or blanc qui orne son majeur gauche et son éternelle paire de lunettes de soleil rondes, écailles d'onyx sur monture d'argent.



C A R A C T E R E


    C’est peut-être le naturel avenant du bonhomme qui fonde le charisme du personnage : toujours à l’écoute quand on vient lui exposer un problème, compatissant devant le malheur, l’homme respecte celui qui vient lui exposer ses ennuis. De prime abord, c’est quelqu’un de calme, patient, attentif. Au sein d’une réunion, il écoutera patiemment les points de vue, même s’ils divergent profondément des siens, et n’exposera qu’ensuite le sien. Bien sûr, ne surtout pas confondre gentillesse et faiblesse. Ce serait une grossière erreur.

    Les réactions aux imprévus dénotent un caractère pragmatique dénué de toute passion excessive et un investissement sans faille dans les tâches qu’il se prescrit. Mais son histoire montre un sens inouï du sacrifice personnel : il a tout donné pour sa Famiglia, se refusant même à fonder un foyer.

    Il a été très profondément marqué par ses expériences de jeunesse. A quelques moments, il s’isole et cuisine avec frénésie et ses amis savent qu’il ne faut alors pas le déranger : sans doute l’héritage encore vif de craquelures nées à Sudri et qui l’ont poursuivi jusqu’ici.

    L'homme est bon, réputé même généreux. Mais il cache d’autres traits de personnalité bien moins avouables. Ecartons tout malentendu : personne n'arrive au poste qu'occupe actuellement il signore Santadi sans être un minimum retors, vénal, ambitieux et mauvais ... Mais il cache tout ceci par l’observation des bonnes manières et un comportement irréprochable. Jamais un mot plus haut que l'autre n'émanera de sa profonde voix de basse. Si tel est le cas, c'est qu'il s'est senti lui-même profondément insulté ... Et qu'il n'aura de cesse de châtier l'impudent au terme d'un Requiem ponctué au calibre 45.

    Il a en sainte horreur l’ostentation et le goût du luxe. C’est un personnage qui a grandi dans des taudis immondes, qui s’est astreint à une discipline à faire damner un ascète. Il exècre donc que ses hommes se comportent en nouveaux riches, arguant que la simplicité permet de se concentrer sur les vraies valeurs et d’augmenter ainsi l’efficacité.

    Mis à part cela, Lillo est un homme posé, calme, parfois même affable. Il lui arrive de tenir des discours sur les bienfaits de la négociation. Ceci dit, personne ne sait comment il concilie philosophie non violente et armes automatiques, mais nul doute qu'il doit y avoir une explication très logique à tout cela.



H I S T O I R E


    « J’ai toujours cru en Quadra. Le Quadra aurait fait ma fortune. »

    Fils tant désiré de Natale Santadi et de Franca Caruso, il fut porteur des plus beaux espoirs d’un couple anonyme de la Ville Basse de Sudri.

    Lillo a eu ce qu’on peut appeler une bonne éducation, malgré le contexte très difficile des bas-fonds de Sudri. Elève assidu et sérieux, il obtint souvent de très bons résultats scolaires et fut remarqué pour son intelligence aiguisée associée à un esprit d’analyse très méthodique. On peut même dire que le collège était un endroit qu’il affectionnait. Connaître la mathématique ou la grammaire, jouer avec l’anglais ou l’histoire, tout aiguisait sa soif maladive d’apprendre, encore et encore. L’école était le lieu où il pouvait s’évader dans un monde inconnu, où les chiffres, les mots, les formes et les couleurs l’emmenaient dans un univers mystérieux, qu’il voulait absolument découvrir. Et surtout, c’était là qu’il était lié avec un véritable géant, Luca Brenno, avec qui il a fait les quatre cents coups. De très bons souvenirs qu’il se plaît à rappeler encore aujourd’hui.

    A la maison, il n’était pas beaucoup plus malheureux. Son père rentrait tard des docks, mais il rentrait. Les mois étaient durs quand Natale attrapait la mort mais on s’en sortait tout de même. Lillo était très proche de sa mamma. Il y avait un certain rituel en rentrant: il prenait une tartine de fromage aux câpres puis filait faire ses devoirs. Ayant fini pour 19h00, il se dépêchait de retrouver Franca aux fourneaux. Bien plus que les mathématiques ou l’école qui ne faisaient que le passionner, la manière de bien cuisiner le fascinait. Bientôt, les plats traditionnels d’un pays qu’il n’a jamais pu arpenter, connaître ou découvrir n’eurent plus de secret pour lui. Accommoder les pâtes, faire des cuccidatti, des viandes en sauce, ... La beauté du geste, la précision des mesures, l’idée de perpétuer un savoir-faire ancestral menacé de disparition, tout cela lui procurait un plaisir rare. Ces quelques années firent partie de moments de bonheur qu’il chérissait par dessus tout.

    Il choisit, pour le plus grand bonheur de ses parents, de commencer un cursus d’études longues. Titulaire d’une bourse au mérite, il entra dans un institut privé. Malheureusement, après un an, un tragique accident lui enleva son père et on lui retira le droit à la bourse. Il se résolut, la mort dans l’âme, à abandonner cet univers de chiffres et de mots qui le fascinait tant. Une partie de lui mourut sans doute cette année-là. Il se mit un prêt sur le dos, réunit les économies familiales, et choisit d’ouvrir un restaurant à tout juste 19 ans. Pas un de ces gourbis où on ne sert que des gabegies synthétiques conditionnées sous vide avec une sauce aqueuse. Non, un vrai restaurant, qui respirerait le soleil et sa cuisine, longue, patiente, délicate.

    Le matin, Lillo, aidé de sa mère, préparait les pâtes à la main et faisait mijoter le plat du jour. Tous les deux jours, il allait au marché chercher lui-même fruits, légumes et produits frais pour sa petite tambouille. Cela prit du temps, mais il réussit à se constituer une clientèle fidèle qui lui permit de vivre décemment. Ce n’était pas le rêve de sa vie, mais il finit par se plaire dans ce travail.

    Le piccolo cuistot devint le petit protégé de toute une petite société qui venait se retrouver dans ce petit havre hors du temps et loin de la grisaille de la Ville Basse.

    La vie prit une orientation un peu délicate lorsqu’un ”client” passa la porte de son restaurant. Un bonhomme assez âgé, élégant, qui commanda très rapidement un plat typique de l’ancien temps, avec une lueur amusée dans le regard. Lillo, vif et espiègle, le prit au mot, et entreprit de préparer le mets demandé, mais ceci, après avoir servi au ”Monsieur” un verre de vin perlé accompagné de grissini en guise d’apéritif. Ce qui était déjà en soi un petit luxe. Une vingtaine de minutes plus tard, le repas fut servi et le Monsieur goûta sans doute un des meilleurs veaux de la ville. A partir de ce moment-là, le ”client” revient régulièrement, toujours accompagné d’un homme jeune, vigoureux et costaud. Le costume raffiné, associé au long pardessus couleur crème et au chapeau élégant, devint bientôt un élément de plus à ajouter au paysage de « Chez Santadi ». De fil en aiguille et malgré son emplacement dans la Ville Basse, l’endroit devint bientôt un lieu de rendez-vous pour les déjeuners ”d’affaires” entre ce monsieur et d’autres hommes élégants.
    On en vint parfois à demander des conseils, sur le ton de la plaisanterie, à Lillo, qui se distingua plusieurs fois par ses réponses sobres et censées.

    C’était le bon temps où le jeune homme pouvait concocter des plats du pays à des connaisseurs, les servir accompagnés de vin de Sicile, qui venaient faire rayonner le soleil et la terre dure de ses ancêtres dans le palais de ses convives. La seule ombre, et non négligeable, au tableau fut l’accident de Luca. Lillo alla le voir tous les jours à l’hôpital et priait pour son rétablissement. Mais lorsque Luca revint à la vie, il fut changé et choisit de prendre un autre chemin. Son ami de toujours respecta sa décision et le laissa s’éloigner, petit à petit. Il garda ensuite de cette amitié un souvenir doux-amer. Tous les jours, il regarde au moins une fois la porte de son restaurant avec le secret espoir que son ami se tient derrière, hésitant à entrer, permettant au temps de reprendre son cours.

    Mais Lillo est un homme pragmatique et sait se satisfaire de son bonheur. Il eut la chance d’avoir d’autres clients réguliers. Les hasards l’ont amené à rencontrer Mademoiselle d’Elcourt, une charmante jeune femme dynamique qui aime les belles choses et les bons plats. Puis, ce fut un homme propre sur lui, souriant, sans doute charmant pour ces dames, Vincent Jaeckel. Arriva ensuite un lourdaud roux et barbu, au franc parler légendaire, Eamon Pearse. Et la table ne fut complète qu’avec l’arrivée d’une caisse au look d’un autre âge, Fredrik Haëlsterm. Certes, les rencontres ne se firent pas en un jour, mais au fil des années, ces quatre larrons partagèrent tous les mardis midi la même table, le plat du jour et un vin fin. Ce fut, un temps bien agréable.

    Le premier souci intervint lorsque la demoiselle d’Elcourt passa un soir la porte du restaurant, un air trop inquiet sur le visage. Elle vint demander à Lillo une chambre et de la discrétion. Ce qu’il lui offrit. Elle prit ses quartiers dans le restaurant et y redémarra une nouvelle vie. Lorsque Lillo fut inquiété par un concurrent véreux lors d’un procès, elle le défendit elle-même.

    « La vie te mettra à genoux, elle te cognera si fort que t’auras juste envie de rester allongé, de fermer les yeux et de ne plus te réveiller. Et elle le fera, encore et encore, jusqu’à briser toute ta volonté. »

    A l’aube de ses trente ans, Lillo avait décidé de fêter un peu l’événement en invitant ses clients réguliers à un repas spécial, concocté par ses soins. La préparation lui prit plusieurs jours. Il souhaitait faire honneur à ses clients et amis.

    Le jour dit furent présents Emmanuelle et Fredrik, Luca et bien sûr la mamma de Lillo, de même que nombre de clients réguliers. Eamon et Vincent devaient vaquer à d’autres activités dont Lillo devinait la nature. Tout se passa fort bien jusqu’au service du deuxième plat lorsque débarquèrent des individus armés jusqu’aux dents.

    Lillo connaissait la nature des activités de la plupart de ses clients. Mais il n’avait jamais rien eu à leur reprocher, ni à leur payer d’ailleurs. Ils réglaient toujours leurs factures rubis sur ongle et c’était de bon coeur que Lillo leur offrait régulièrement des petits gestes. Mais ce jour-là, tout semblait brusquement différent. Comme si, alors qu’on échangeait les vœux de « cent’anni », la réalité du dehors rattrapait brusquement le microcosme du restaurant.

    La situation dégénéra et du sang fut versé. Gangsters, hommes, puis femmes et enfants, le même sang rougit le carrelage auparavant toujours impeccable du restaurant. Ce jour marqua un tournant dramatique dans la vie de Lillo: son apprenti et sa mère furent criblés de balles. Jamais un fils ne devrait avoir à tenir sa mamma dans les bras pour recueillir ses derniers soupirs. Surtout quand le fils en question a déjà deux balles dans le buffet. Luca fut également blessé, Emmanuelle récolta une cicatrice sur la joue et Fredrik … Fredrik dut être hospitalisé en urgence. Le restaurant fut dévasté. Tous les assaillants furent tués, mais aussi presque tous ses clients. Et surtout, il tenait dans les bras sa si chère mère, sa mamma. Et Luca, Emmanuelle, et les autres …

    « L'enfer et l'abîme de perdition ne sont jamais rassasiés, ainsi les yeux des hommes sont insatiables. »

    Les jours qui ont suivi ont été dévastateurs pour Lillo. Empêtré dans les procédures judiciaires, il finit presque par se voir reprocher d’avoir survécu. Son restaurant, sa mamma, ses amis, il pensait avoir tout perdu ce jour-là. Du jour au lendemain, il se retrouvait sans argent, sans ami, sans toit, avec pour seule compagne l’amère désillusion.

    Un matin pas fait comme un autre, il reconnut deux silhouettes familières sur le pas de la porte. Une jeune femme, accompagnée d’un colosse qui jetait une ombre effroyable sur cette scène d’apocalypse. Dans les mains d’Emmanuelle, il y avait une bouteille de vin du pays. Et là, Lillo éclata de rire. Un rire contagieux qui gagna Luca et l’avocate. C’était la première fois que quelqu’un lui apportait à boire. Alors, il les invita à le suivre et ils s’installèrent à une table. La journée fut inoubliable. Hors du temps. Eamon arriva ce même jour peu avant midi. Et à l’heure habituelle des rencontres du mardi midi, ce fut au tour de Vincent. Autour d’une table, ils discutèrent de tout sauf du carnage.

    Ce fut Emmanuelle qui la première amena le sujet sur le tapis. L’ambiance se tendit. Et les regards se tournèrent vers Lillo, le petit de la bande. Ce qui suivit resta entre eux. Ce qui est sûr, c’est que le lendemain, l’attaque du fourgon blindé qui transportait Fredrik n’avait rien de fortuite. D’ailleurs, ils ne s’y trompèrent pas : quelques jours plus tard, un individu qui portait encore les marques d’une récente opération poussa les portes du restaurant. Le Pentagone fut au complet.

    Personne n’a jamais tiré au clair ce qui s’est passé dans les semaines qui ont suivi l’attentat du restaurant. Les versions diffèrent: selon les plus édulcorées, Lillo n’aurait fait qu’apporter son support à une vendetta contre ceux qui ont organisé cette épuration, selon d’autres sources plus directes et informelles, c’est bien lui qui aurait organisé toutes ces sanglantes représailles.

    Après un an et demi d’une guerre aussi dure que violente, Lillo et sa bande ont arrêté leur vendetta qui a saigné à blanc les forces vives des gangs et ont quitté un pays qui devenait trop malsain pour eux.

    « L’air devenait irrespirable : à chaque coin de rue, tu retrouvais un cave, la gueule écharpée sur le trottoir. Ca puait la mort, le sang et la peur. Il fallait changer d’air, changer de vie. L’ivresse de la vengeance ne dure qu’un temps. »

    On retrouva une trace d’eux en 2090 à Westri. Lillo a rouvert un nouveau restaurant, le ”Sole d’Avola”, et emploie Luca comme aide-cuisinier. Vincent Jaeckel, un tireur hors pair qui a enseigné à toute la bande les arts et la subtilité des armes à feu, travaillait lui comme géomètre. Emmanuelle quant à elle ouvrit un bureau d’avocat. Et chacun avait juré de reprendre une vie honnête, de se ranger.

    Ils partageaient tous un point commun: le mépris de l’ostentation et de l’anarchie de tous les gangsters et psychopathes égoïstes. Ils haïssaient tous ces charlots cupides qui auraient été prêts à brûler une ville pour une poignée de Wyrds.

    A l’autre bout du Quadra, ils avaient espéré échapper aux fantômes d’une vie qu’ils espéraient totalement révolue mais la criminalité, et les ”talents” se jouent des distances.

    De fil en aiguille, le restaurant se vit à nouveau fréquenté par des types peu recommandables, des petites frappes ou de gros requins. Lillo aimait de moins en moins la population qu’attirait la réputation de qualité de sa cuisine, la décoration soignée aux couleurs solaires et la discrétion des locaux. On commença à demander des services à Lillo, Luca ou Vincent qui venait régulièrement prendre un bon repas, services qu’ils accomplissaient sans rechigner en échange d’arrangements ou d’autres faveurs.

    Puis, petit à petit, inéluctablement, comme un virus qui se propage et gangrène toute chose, ils sentirent l’ambiance se dégrader. Refusant d’être à nouveau le pantin de gros bonnets sans foi ni loi n’ayant d’yeux que pour l’argent ou le pouvoir, Lillo réunit à nouveau sa bande, ses cinq vieux copains accompagnés de quelques nouvelles têtes, et leur exposa son projet d’une révolution avec le minimum de heurts possibles de la pègre à Westri. Il motivait son projet par leur triste expérience passée et l’engrenage dont ils commençaient à devenir les pions involontaires. La plupart d’entre eux avaient déjà quarante ans. Pas question de jouer les gros bras, il fallait que le changement soit propre et que la bande soit à même de contrôler des domaines lucratifs. Bien que déjà au centre du dispositif, Lillo devint le Parrain du mouvement.

    Sans aucun soutien, avec juste quelques petits calibres, leurs poings et leurs couteaux, les gaillards acceptèrent la proposition du ”piccolo” à la peau tannée. Autour d’un verre de Nero d’Avola, ils mirent au point les détails. Pendant deux mois, ils vécurent en vase clos, une expérience forte qu’ils ne devaient jamais oublier. Ils préparèrent soigneusement leur coup, arguant qu’un soin méticuleux leur éviterait tout désagrément. L’avenir ne leur donna pas totalement tort, la réalisation de leur projet fut exemplaire et signa avec brio leur entrée définitive dans le grand banditisme du Quadra. C’était le soir du 14 mai 2094.
    Les anciens pontes se virent gratifiés d’une retraite définitive, avec pour seul horizon une planche de chêne dans un carré ombragé.

    « Il y a beaucoup de cascades à Westri. Et beaucoup de problèmes de la ville sont immergés dans ces cascades. »

    Entouré de ses capi, de ses lieutenants, Lillo se révéla un homme d’affaires pragmatique, sans devenir pour autant un de ces requins pour lesquels il n’avait qu’aversion et mépris. Détestant les effusions inutiles de violence, il a tout de même mis en place une politique s’inspirant du Talion et qui en a fait frémir plus d’un. Il a très tôt ruiné les espoirs de ceux qui se sont imaginé qu’une bande de nouveaux ne pouvait pas faire de vieux os. En moins de deux ans, Lillo s’imposa comme une figure indéboulonnable du banditisme à Westri. Même s’il a eu quelques soucis avec les Skulds, cela s’est bien vite réglé…

    Son petit restaurant devint un centre névralgique des affaires. Pendant plus de cinq ans, il y géra un petit empire financier. Il aimait la gestion ”à l’ancienne” qui rapportait sans doute moins de liquide que les nouvelles spéculations mais qui assuraient des revenus sûrs et une influence certaine : les jeux, la presse, les médias, les services d’information rendus aux Skulds contre de menues faveurs. Ils s’investirent également dans les spectacles et les championnats de boxe, ainsi que dans la contrebande d’alcools recherchés ou d’armes. On les a vus ensuite s’implanter : Eamon Pearse est devenue une figure incontournable des Docks de la Ville Basse de Westri, la distillerie du Trèfle Blanc fonctionne avec les capitaux de la Famille Santadi, de même que nombres d’autres commerces. Protéiforme, tentaculaire, la main de la Famiglia s’est progressivement étendue dans nombre de secteurs économiques de la Perle. Elle a fini par arroser de Wyrds même des politiques de Westri. Skaldi, Nornirs, industriels véreux, financiers avides, rares sont ceux qui n'ont jamais conclu au moins une affaire avec la Famiglia.

    Profitant ainsi du bol d’air créé par la « disparition » de l’ancien système des gangs de Westri, Lillo a récupéré des actions et intérêts dans les hôtels de luxe et les casinos de la ville. Jusqu’à en obtenir un insolent monopole dans la Perle du Quadra. Lui qui exècre le monde si policé et hypocrite des « hautes instances », le voici devenu fournisseur de plaisirs à la haute société. Mais, la fréquentation de ses bâtiments eut pu être meilleure s’il s’adonnait au trafic de la dope. Seulement, le Don a toujours été intraitable à ce sujet : pas de drogue sur son territoire. Jamais. C’est une règle fondamentale à assimiler rapidement. Il a préféré sacrifier le profit rapide et une clientèle plus abondante à la sécurité, la pérennité et l’image de ses affaires. La seule synthèse autorisée est celle du Galdr. Cela fait partie de ce code si particulier « d’honneur », en place dans la Famiglia.

    On ne se bat pas pour le fric, les filles, la vie d’un affranchi ou le goût de l’aventure. On se bat pour une espèce d’idéal, la sécurité et la prospérité tranquille, on se bat pour l’ordre et la paix dans les quartiers de Westri où la Famiglia opère.

    Ceci dit … Si un jour un homme a appelé il signore Lillo Santadi « Le Loup d’Avola », c'est qu'il devait avoir une excellente raison à cela.



L I E N S

    Il s’agit du premier arrivant de la Famiglia Santadi (d’autres seront proposés via PV). Pour le moment, j’ai mis quelques liens avec des PV de Westri. Le Don est ouvert à tout type de lien, cela va de soi… Donc, si l’envie vous prend de connaître le Loup d’Avola, vous savez où le joindre, il ne refuse jamais un petit MP …

    ► [Membres de la Famiglia Santadi] : il les connait tous par leur prénom et y met un véritable point d’honneur. Il agit avec eux de la manière la plus juste possible. Il faut être correct et respectueux. Cependant, s’il pardonne les erreurs, il est intraitable quand un Affranchi commet une faute.

    ► Séraphin Doume [PV] : il a déjà accueilli le Norne dans son restaurant, une fois. Le repas s’est fort bien déroulé. Mais Lillo tient tout de même à garder ses distances.

    ► Charmaine Magnan [PV] : Lillo la soupçonne d’être à l’origine des attaques de Skulds lancées contre la Famiglia lors de sa prise de pouvoir à Westri. Bien que les choses se soient calmées après que la troisième équipe Skuld ait connu un regrettable accident, il reste méfiant. Vous avait-on dit que le Don pouvait être rancunier ?

    ► Crystal Deyn [PV] : Ils ne se sont rencontrés qu’une fois. Lillo a rendu visite à Crystal lorsqu’elle a ouvert sa troisième Maison de Plaisir à Westri. Il a été très clair avec celle qu’il appelle la Matriarche. Il respecte son petit business mais si jamais il prend une de ses protégées exercer sur son territoire, il lui renvoie par colis postaux. En retour, il la laisse gérer ses affaires comme elle l’entend.

    ► Konrad Benedikt [PV] : Lillo a conclu une entente avec le Boss des Burnin’ Up lorsque les circuits d’acheminement des organes ont été momentanément coupés par la guerre de Westri. Ils ont ensemble conclu un accord de bonne intelligence : Lillo n’a aucune raison de refuser que Konrad opère sur son territoire, à condition qu’il prévienne Eamon des arrivées pour que les arrangements soient possibles. Il touche une petite commission sur les arrivages et départs d’organe, en paiement de la protection qu’apporte la Famiglia à la bonne tenue du trafic.


    Précisions ou informations complémentaires sur votre personnage : Il ne s’est rien passé. Vous n’avez rien lu, rien entendu, capiche ?



L ' A F T E R


    Nom de l‘avatar : Robert de Niro.

    Comment avez-vous connu Walhalla : bestrpg

    Présence sur le forum : Ma qué, régulière.




Dernière édition par Lillo Santadi le Lun 30 Jan 2012 - 18:43, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Sam 28 Jan 2012 - 0:25

Bon, je suis pas très objective mais j'adore ! Personnage très original, très documenté qui offre une ambiance presque "sensuelle", on a l'impression de pouvoir sentir, toucher ces lieux, ces personnages ...

Bref, voilà mon point de vue, attendons Swan pour la validation.
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Lillo Santadi

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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 29 Jan 2012 - 23:15

Grazie per i complimenti

Puisque vous m'y incitez si gentiment, attendons celui qui se fait désirer.
Un peu de musique peut-être


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Swan Black
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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 12:11

Bienvenue au Loup,

Oui, je sais bien que je me suis fait attendre... Pour le coup, j'espère que Lillo voudra bien me pardonner.
Superbe fiche effectivement qui met l'eau à la bouche dans tous les sens du terme. Personnage paradoxal mais ô combien alléchant...

Je te valide donc de ce pas... En attendant les PV, tu me feras un petit résumé que je peux caser dans la Vie quotidienne pour ces nouveaux venus... Et je rajouterai les liens avec les PV...
En attendant, tu connais le chemin, je te fais pas un plan détaillé non ? Cool

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Lillo Santadi

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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 13:11

Signore Black, à vrai dire, je me demandais ce que j'avais bien pu vous faire pour que vous me manquiez à ce point de respect. (référence inside, un verre de Barolo offert à celui qui la devinera)
Mais je vois que vous avez pu régler notre petite affaire en homme d'honneur. Aussi, je vous remercie (beaucoup) de votre sollicitude.

Je m'attelle de suite à la tâche et je vous dis donc à bientôt.
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Thalie Crane
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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 15:03

Bienvenue ! Au plaisir de te croiser héhé

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Ania Demitryé
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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 15:12

Bienvenue à vous Wink
Nul doute que Westri profitera grandement de votre présence sur ces terres Wink

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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 15:50

La classe, un mafieux vrai de vrai. Cool Bienvenue sur le Walhalla m'sieur
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Faculté : Une froideur à toute épreuve.

MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 16:47

Bienvenu Monsieur Santadi. Au plaisir peut-être de vous croisez un jour.

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...Alors tu t'es sculpté ce visage de glace
Pour qu'aucun sentiment n'arrive à la surface
Que tu puisses gravir l'échelon supérieur...
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Lillo Santadi

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MessageSujet: Re: Lillo Carmine Santadi   Dim 12 Fév 2012 - 18:16

Merci à tous pour vos bons voeux de bienvenue.

J'espère vous croiser au détour de nos belles villes... ou nouer quelques relations mutuellement profitables et fructueuses.
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Lillo Carmine Santadi

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